Pep Guardiola sur le banc de l’Italie ? Si la piste reste hypothétique, elle en dit déjà long sur les ambitions de la Nazionale. Plus qu’un simple fantasme de prestige, l’intérêt porté au technicien de Manchester City traduit surtout la volonté transalpine de repenser en profondeur son projet sportif.
Selon La Gazzetta dello Sport, Pep Guardiola serait sensible à l’idée de prendre un jour les rênes de la sélection italienne. Une perspective encore lointaine, alors que l’entraîneur catalan reste pleinement concentré sur la fin de saison de Manchester City. Mais le simple fait que son nom circule avec insistance dans les discussions autour de la Nazionale illustre déjà l’ampleur de la réflexion menée en Italie sur le profil du futur sélectionneur. Plus qu’une simple rumeur de prestige, la piste Pep Guardiola traduit la volonté de la Fédération italienne d’engager une reconstruction profonde et de redéfinir durablement son projet sportif.
Une Nazionale en quête de reconstruction
La réflexion italienne autour d’un profil comme Pep Guardiola s’explique par les turbulences sportives qui secouent la Nazionale depuis plusieurs cycles. Battue en finale des barrages de qualification pour la Coupe du monde 2026 face à la Bosnie-Herzégovine, l’Italie a manqué une troisième qualification mondiale consécutive, un échec majeur pour une nation de ce standing. Nommé pour relancer la sélection, Gennaro Gattuso n’a pas survécu à ce nouveau revers, symbole d’un cycle une nouvelle fois avorté.
Dans ce contexte, la Fédération italienne semble convaincue qu’un simple changement d’entraîneur ne suffira plus. À l’approche des qualifications pour le Mondial 2030, la Nazionale cherche moins un sélectionneur qu’un bâtisseur capable de redéfinir son projet sportif. Cette volonté de rupture transparaît aussi dans les prises de parole de plusieurs anciens cadres du football italien. Leonardo Bonucci a récemment estimé que le football transalpin devait être reconstruit « de fond en comble », voyant en Guardiola le profil idéal pour porter cette ambition.
L’Italie, une destination qui parle à Guardiola
L’idée de voir un jour Pep Guardiola entraîner en Italie ne date pas d’hier. Dès 2018, interrogé par La Gazzetta dello Sport lors du Festival dello Sport, le technicien espagnol n’avait pas fermé la porte à cette possibilité avec un simple : « Pourquoi pas ? ». Une déclaration qui avait forcément fait réagir en Italie, où son nom revient régulièrement dès que la question du futur de la Nazionale se pose.
Ce lien avec la péninsule n’a rien d’anodin. Passé en tant que joueur par Brescia puis par l’AS Roma au début des années 2000, Guardiola garde une vraie proximité avec le football italien et son environnement. Au-delà du prestige de son nom, son profil colle aussi à l’idée de renouveau que souhaite incarner la sélection italienne, en quête d’un nouveau souffle après plusieurs désillusions sportives.
Une piste séduisante, mais difficile à concrétiser
À court terme, la piste reste toutefois complexe. Pep Guardiola demeure focalisé sur la fin de saison de Manchester City, encore engagé dans la course au titre en Premier League et qualifié pour la finale de la FA Cup. Au-delà du timing, plusieurs interrogations demeurent. L’Espagnol n’a jamais dirigé de sélection nationale, un cadre très différent du travail quotidien qu’il a toujours connu en club. Sa philosophie de jeu, fondée sur un travail tactique extrêmement poussé, semble moins facile à transposer au rythme particulier d’une sélection.
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Dans cette optique, un profil comme celui de Massimiliano Allegri, également évoqué ces dernières semaines, semblerait plus naturellement adapté aux contraintes du poste. Mais si l’Italie regarde malgré tout vers Guardiola, c’est qu’elle cherche davantage qu’un simple technicien : un homme capable d’incarner un nouveau cycle. Reste désormais à savoir si cette ambition relèvera du fantasme ou d’un véritable projet concret.