• Home
Au Stade
keep your memories alive
football ligue 1 dijon fco stade
ÉtrangerFootballLigue 1

Édito: en finir avec le racisme dans le football

Par Antoine Bedu 5 décembre 2019
Écrit par Antoine Bedu

Véritable gangrène du football contemporain, le racisme s’avère de plus en plus problématique, tant d’un point de vue éthique qu’institutionnel. Édito.

Au début du mois de novembre, Mario Balotelli a une nouvelle fois été victime de cris racistes dans un stade de foot. Cela le lui était déjà arrivé plusieurs fois, notamment l’an passé à Dijon quand il jouait pour l’OM, où une personne l’avait injurié. Sur la pelouse du Hellas Vérone (Serie A), Super Mario a laissé parler sa rage en voulant quitter le terrain. Retenu par ses coéquipiers, il a fini le match (et a même marqué). Ce nouvel événement raciste montre que le problème est enraciné très profondément, et pas seulement en Italie. Quand on voit que des groupes de supporteurs qualifient les cris de singe de « chambrage » ou que des dirigeants se permettent des commentaires ouvertement racistes sans même s’en rendre compte, on se demande dans quel monde on vit.

Toujours est-il que cette énième polémique en Italie interroge sur la manière de faire stopper ce phénomène et un détail a attiré mon attention: pourquoi empêcher Balotelli de quitter le stade ? Pourquoi ne pas se joindre à lui ? Pas seulement ses coéquipiers mais aussi les joueurs adverses, les dirigeants, les staffs… Il faut une réponse conjointe, la portée du message serait beaucoup plus forte. Imaginez si quelqu’un comme Cristiano Ronaldo demande un jour à ses camarades de quitter le terrain et de n’en revenir que lorsqu’il aura l’assurance que des sanctions seront prises. Les images seraient reprises partout, cela obligerait sûrement les gens qui ont beaucoup à perdre en terme d’image (clubs, fédérations, diffuseurs..) à agir. C’est ce qu’a réalisé Saidou Omar Daffé, gardien sénégalais qui joue en division d’excellence italienne (championnat amateur); excédé par les insultes racistes de spectateurs il a quitté le terrain et les 21 autres acteurs ont fini par le rejoindre en se désolidarisant de ces actes odieux.

Mais attention, ne soyons pas naïfs; il ne suffira pas d’un coup médiatique pour faire changer les mentalités. Je veux dire par là que si un individu est capable de lancer depuis les tribunes un « cette banane est pour Bakayoko« , ce n’est pas l’arrêt prématuré d’un match qui va faire revenir ce dernier à la raison. Au contraire, couper une rencontre peut même faire plaisir à ces individus; on peut, en ce sens, imaginer qu’ils tentent de forcer des interruptions par la suite, lorsque leur équipe sera en train de perdre par exemple. C’est pour cela qu’une union de tous les joueurs est nécessaire; à l’image d’un syndicat ou d’une grève pour obtenir plus de droit. C’est ce que font déjà quelques joueurs aux Pays-Bas en refusant de jouer la première minute de jeu d’une rencontre pour protester contre le racisme. Cependant, nul ne peut nier que la réponse au racisme doit demeurer institutionnelle: fédérations nationales et internationales doivent s’unir et invoquer de lourdes sanctions, tant individuelles (actions en justice contre les supporters fautifs) que collectives (sanctions sportives et financières contre les clubs).

Crédits photo à la Une: AuStade.fr – Arthur Geillon

5 décembre 2019 0 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
inter milan
Brèves

Foot européen: les tops-flops du week-end

Par Romain Blot 4 décembre 2019
Écrit par Romain Blot

Ce week-end, les belles performances de l’Inter Milan et du Borussia Mönchengladbach contrastent avec les contre-performances de Naples et de Manchester United. L’occasion pour la rédaction d’Au Stade de réaliser un tour d’horizon des différents championnats européens.

‏

LES TOPS

L’Inter prend la tête

Si le score n’est pas très flatteur -victoire 2-1 face à Spal – les joueurs d’Antonio Conte ont bien livré une belle performance ce week-end, en se montrant supérieurs à leurs adversaires du jour et en proposant un jeu séduisant. Emmené par un très grand Martinez, l’Inter a fait la différence en première période grâce à un doublé de son attaquant argentin. Si Spal a réduit la marque en début de seconde période, les Milanais sont restés maîtres du match et l’ont emporté sans vraiment trembler. Grâce à cette victoire, et le match nul de la Juventus, l’Inter prend la tête de la Serie A à l’issue de cette journée.

‏

Mönchengladbach repart de l’avant

Après l’accroc subi la semaine passée et leur défaite face à l’Union Berlin, Mönchengladbach s’est relancé ce week-end à domicile en s’imposant 4-2 face à Fribourg. Emmené par leur trident offensif en pleine réussite (Embolo, Hermann et Thuram), le club de la Ruhr a encore produit un jeu alléchant et porté vers l’offensive. Avec cette nouvelle victoire en championnat, les coéquipiers de Thuram conservent donc leur première place au classement, talonnés cependant de près par Leipzig. Prochain rendez-vous face au Bayern lors de la prochaine journée, avec la possibilité d’asseoir encore davantage un statut de leader des plus surprenants…

‏

LES FLOPS

Rien ne va plus au Napoli

La fin de saison risque d’être bien longue du côté de Naples. Plongé dans une crise après le refus des joueurs d’effectuer une mise au vert, le Napoli s’est mis dans le rouge tout seul et plus rien ne va pour le club de De Laurentis. En effet les Napolitains n’ont pas remporté le moindre match en championnat depuis le 19 octobre, et la série noire s’est poursuivie ce week-end avec une nouvelle défaite à domicile face à Bologne (2-1). Avec ce nouveau revers, Naples n’avance plus au classement et se retrouve ainsi à dix points du podium et donc d’une possible qualification en Ligue des champions. Tant sur le terrain qu’en coulisses, la situation napolitaine ne s’arrange donc pas.

‏

Manchester United fait du surplace

Deuxième match nul consécutif en Premier League pour United, après celui de la semaine passée (3-3 face à Sheffield); les Mancuniens ont de nouveau dû faire la partage des points avec Aston Villa ce Week-end (2-2). Menés au score rapidement, les coéquipiers de Paul Pogba sont revenus au score juste avant la pause grâce à un but contre-son-camp de Heaton, avant que Lindelof ne permettent aux siens de prendre l’avantage à la 64e minute. Mais MU a de nouveau craqué, puisque deux minutes après le but du Suédois, Aston Villa est parvenu à revenir au score. Le tableau d’affichage ne bougera plus jusqu’au coup de sifflet final; de quoi laisser encore de gros regrets aux joueurs de Solskjaer. Neuvième à onze points du podium, la fin de saison Manchester pourrait s’avérer électrique.

‏

TEMPS ADDITIONNEL

Le joueur

Lautaro Martinez (Inter Milan) – Il s’agit sûrement de la révélation de ce début de saison en Serie A; déjà auteur de onze buts en dix huit matchs depuis le début de la saison, l’Argentin en a rajouté deux à son compteur ce samedi lors de la rencontre face à Spal. Auteur d’un doublé, le joueur de 22 ans a été l’homme de la rencontre, et il aurait bien pu inscrire deux buts de plus dans cette rencontre avec un peu plus de réussite. Il a donc joué un rôle majeur dans la victoire des siens et s’impose peu à peu comme l’homme fort de l’Inter.

‏

La décla’

Je ne me sens pas impuissant, non, parce que quand on affronte une équipe qui marque un beau but, on ne peut qu’applaudir. Quand j’ai vu la contre-attaque, je savais qu’il y aurait beaucoup de danger. Messi et Suarez travaillent si bien ensemble et c’était un joli but. Ce que je retiendrai, c’est le reste du match et notre beau jeu. Cela ne nous aide pas dans le classement, mais quand vous regardez le travail que nous avons fait, et ce que nous devons continuer à améliorer, ce match nous aidera. »

Diego Simeone, entraîneur de l’Atlético Madrid

Crédits photo à la Une: inter.it

4 décembre 2019 0 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
robert lewandowski pologne football
ÉtrangerFootballUne

Dossier. Robert Lewandowski sous-coté, vraiment ?

Par Sophiane Amazian 2 décembre 2019
Écrit par Sophiane Amazian

Auteur cette semaine d’un quadruplé en 14 minutes face à l’Etoile Rouge de Belgrade, l’attaquant polonais s’est encore magistralement illustré. Une avalanche de buts qui lui permet d’être cité parmi les meilleurs joueurs à son poste. Pour autant, est-il actuellement le meilleur attaquant du monde ?

‏

Faim de but

Robert Lewandowski est un serial buteur. Ses statistiques sont impressionnantes; 63 buts en 85 matchs de Ligue des Champions. Cette saison, l’attaquant a été décisif 32 fois en seulement 28 matchs. Lewy tient un rythme d’enfer qui fait de lui l’attaquant incontournable du moment. Néanmoins, est-il plus fort qu’un Karim Benzema ou Roberto Firmino, c’est à débattre. La principale qualité du joueur réside dans son sens du but extraordinaire. Capable de s’adapter à tous les plans de jeu, les saisons de Lewandowski ne déçoivent que très rarement. En effet, depuis 2015 le joueur a toujours marqué plus de 22 buts en championnat. Les chiffres parlent donc en sa faveur. Attaquant le plus régulier de ces cinq dernières années, il lui arrive même de faire de l’ombre aux ogres Lionel Messi et Cristiano Ronaldo. Doit-on résumer un attaquant à ses buts marqués ? En grande partie oui. Dans cette catégorie, Robert Lewandowski balaie la concurrence. Ses rivaux au profil identique sont à la traîne. Des buteurs comme Harry Kane ou Edinson Cavani ne peuvent suivre la cadence impulsée par le Polonais. De manière générale, Lewy profite de la dynamique offensive du Bayern, ou les ailiers que sont Gnabry et Coman, distribuent des caviars à tout va. Le placement clinique du buteur bavarois fait le reste. Son ratio tirs tentés/but frôle l’insolence. Son début de saison stratosphérique n’est en rien étonnant quand on prend du recul. Robert Lewandowski a toujours répondu présent et rempli son rôle de finisseur à merveille. Sa réussite est maladive, comme il l’admet sur Twitter quelques heures après son quadruplé: “Je dois le dire, je suis accro au but !”.

‏

« LewanGOALski »

Le jeu de l’attaquant Polonais se base sur le placement. Ses appels sont tranchants et font plier bon nombre de défenses adverses. Joueur au physique impressionnant (1,85m, 80kg), son abattage fatigue ses adversaires. Attaquant d’une équipe qui gère la possession du ballon, la majorité des buts de Lewy viennent d’attaques placées, travaillées depuis la défense. Habitué à jouer seul en pointe, les concurrents du Polonais n’ont jamais pu remettre en cause son statut. Excellent de la tête et des deux pieds, l’attaquant peut marquer dans toutes les positions, même sur coup de pied arrêté. Son quintuplé extraordinaire en septembre 2015 contre Wolfsburg, le tout en seulement 24 minutes, constitue le chef-d’œuvre footballistique du joueur. L’ex-joueur du Borussia Dortmund est le meilleur buteur étranger du Bayern, et rattrape rapidement au classement des buteurs le légendaire Karl-Heinz Rummenigge. Son surnom de LewanGOALski lui va si bien.

Marquer des buts ne fait pas tout le charme d’un attaquant. Le Polonais est un formidable finisseur, mais quel est son apport réel dans le jeu de son équipe ? A l’instar de Messi et Ronaldo, Lewandowski ne s’occupe pas des tâches défensives. Sa seule zone de vérité: la surface de réparation adverse. Généralement, si son équipe passe à côté de son match, l’attaquant aura été invisible. Sa participation au jeu reste faible, il ne construit pas l’action mais la termine. Son jeu balle au pied n’est pas le plus fin mais reste assez technique, ses dribbles ne sont pas majestueux. Capable de briller, il peut aussi, plus rarement, passer à travers durant 90 minutes. En bref, le jeu du Polonais est symbolique du rôle de pivot moderne, capable de décrocher pour toucher le cuir mais chirurgicale en position de frappe. Les bases étant posées, il est plus aisée maintenant pour comparer Lewy aux autres grands attaquants.

‏

Un vrai manque de reconnaissance

Robert Lewandowski fait l’unanimité grâce à ses statistiques. Pourtant, il semble que le joueur souffre d’un manque criant de reconnaissance. Sa régularité depuis autant d’années force le respect. Jamais réellement bien placé dans la course au Ballon d’or, la côte d’amour du joueur en Europe est faible. Robert Lewandowski est un joueur discret, ne fait que très peu parler de lui en club, comme en sélection. En vérité, il est assez éloigné du star-system outrancier que connaissent les joueurs à vocation offensive. De par son statut effacé, il est difficile pour le spectateur de s’identifier en l’attaquant polonais. Un joueur sans histoire qui a toujours répondu présent lors des grands rendez-vous. Pourtant, un trophée lui manque particulièrement: la Ligue des champions. A l’heure actuelle, Karim Benzema, seul attaquant au rendement élevé cette saison, le domine au niveau des titres. La comparaison entre ces deux grands joueurs est tentante: buteurs à la finition chirurgicale et au talent phénoménal. Ce manque de reconnaissance, Lewy le comble avec des statistiques individuelles affolantes. Pourtant, difficile de le juger comme meilleur attaquant au monde tant les critères sont subjectifs. Empiler les buts suffit-il pour se revendiquer meilleur buteur ? Le moins que l’on puisse dire c’est que le joueur du Bayern mange depuis des années à la table des meilleurs joueurs européens. Au point de les surpasser ? S’il continue sur un rythme élevée, Robert Lewandowski entrera définitivement, à 31 ans, dans la cour des grands.

Crédits photo à la Une: Екатерина Лаут – Soccer.ru

2 décembre 2019 0 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
ac milan
ÉtrangerFootballSerie AUne

Dossier. Géant d’Europe en péril, mais où est passé le Milan AC  ?

Par Yoann Gorin 1 décembre 2019
Écrit par Yoann Gorin

18 fois champion d’Italie et 7 fois vainqueur de la Ligue de champions, le Milan AC est un véritable monument du football mondial. Des générations entières de supporters ont rêvé devant les exploits de Gianni Rivera, Franco Baresi, Marco Van Basten, Paolo Maldini, Andriy Shevchenko ou encore Kaká. La liste des joueurs appartenant au Hall of Fame de ce club mythique est tellement longue qu’on pourrait y passer des heures. Mais voilà, le virage des années 2010 a fait mal au Milan AC. Très mal même, tant le club ne semble désormais être que l’ombre de lui-même. Que reste-t-il du « Grand Milan » à part le nom et le palmarès ? Comment expliquer la terrible chute d’une institution aussi puissante ? Éléments de réponse.

‏

Le départ massif des grandes légendes du Milan AC

La saison 2009-2010 a été celle du changement pour le Milan AC. Après plusieurs années de succès, trois hommes forts ont pris la décision de quitter le club. Tout d’abord, nous avons Paolo Maldini. Le légendaire capitaine a mis un terme à sa sublime carrière, 25 ans après sa première apparition sous le maillot rossonero. Nous avons ensuite Carlo Ancelotti. Le charismatique entraîneur italien, double vainqueur de la Ligue des champions avec le club lombard, a décidé de partir en Angleterre pour prendre place sur le banc de Chelsea. Enfin, le brésilien Kaká, Ballon d’or 2007 et star de l’équipe, a choisi de rejoindre le projet « Galactiques 2.0 » du Real Madrid.

Un an plus tard, après une troisième place en Serie A, les dirigeants du Milan AC décident de frapper fort. Ils confient les rênes de l’équipe au talentueux Massimiliano Allegri et engagent la star suédoise Zlatan Ibrahimović. Ce pari est une réussite puisque Milan remporte le championnat italien en 2010-2011. Cependant, à l’intersaison, Andrea Pirlo quitte le club pour rejoindre les rangs de la Juventus. Sans son emblématique maître à jouer, Milan perd son titre en 2011-2012. Les Rossoneri vont alors connaître une saignée dans leur effectif. Gennaro Gattuso, Filippo Inzaghi, Alessandro Nesta et Clarence Seedorf décident de s’en aller. Zlatan Ibrahimović et Thiago Silva emboîtent le pas pour rejoindre le nouveau projet du Paris Saint-Germain. En 3 ans, Milan a donc perdu tous ses plus grands joueurs. C’est le début d’une nouvelle ère compliquée pour le club de Silvio Berlusconi.

‏

Une direction catastrophique à tous les niveaux

Dans une entreprise, si la direction fait n’importe quoi, toute la structure se retrouve en danger. Le problème à Milan, c’est que la direction est catastrophique depuis trop longtemps. Fin 2013, alors que le club s’affaiblit sportivement et économiquement, Barbara Berlusconi, membre du conseil d’administration, n’hésite pas à critiquer ouvertement Adriano Galliani, homme fort de l’organisation depuis 27 ans. Ce dernier menace de démissionner, mais il est rattrapé de justesse par Silvio Berlusconi. Pourtant, malgré cet imbroglio, la fille du patron obtient le poste de vice-présidente et administratrice déléguée du club. Elle devient alors l’égale de Galliani. Drôle d’ambiance en interne !

En 2017, Silvio Berlusconi vend le Milan AC à un consortium chinois pour 740 millions d’euros. Ambitieux, les acquéreurs promettent d’investir 350 millions d’euros en trois ans. Malheureusement, les résultats sportifs ne sont pas à la hauteur des investissements et la situation financière s’aggrave. Incapables de rembourser leurs dettes auprès du fonds d’investissement Elliot, les Chinois cèdent le club à leur créancier en 2018. Pour redonner vie à une institution en chute libre, les nouveaux propriétaires américains font confiance à trois hommes :

  • Ivan Gazidis à la direction générale ;
  • Leonardo à la direction technique ;
  • Paolo Maldini à la direction de la stratégie sportive et du développement.

Sur le papier, ça semble cohérent, mais dans les faits rien ne change réellement. Du 1er juillet 2018 au 30 juin 2019, Milan accuse une perte record de 146 millions d’euros. Sur les six dernières années, le club a perdu 560 millions d’euros. Il est donc logiquement exclu de l’Europa League pour non-respect du fair-play financier. Après une seule année, Leonardo décide de quitter son poste. Maldini prend sa succession en duo avec Zvonimir Boban. On a vu mieux en matière de stabilité.

‏

Une stratégie de recrutement très douteuse

Après le départ de ses légendes, le Milan AC devait rebâtir une équipe compétitive. Cependant, en pleine difficulté financière, le club dirigé à l’époque par Silvio Berlusconi va faire tout l’inverse. Contraints de vendre ses derniers bons joueurs, les Rossoneri vont multiplier les choix douteux sur le marché des transferts. Tout d’abord, ils vont chercher le fantasque Mario Balotelli en janvier 2013. Capable du meilleur comme du pire, l’Italien est un grand nom, mais certainement pas un joueur autour duquel on bâtit un projet solide de reconstruction. Au final, l’attaquant sera bon une saison et demi, partira à Liverpool, reviendra un an en prêt et sortira par la petite porte. Soyons honnêtes, ce n’est pas vraiment une surprise.

De plus, soumis aux règles du fair-play financier, le Milan AC recrute essentiellement à bas coûts. Ainsi, jeunes talents, footballeurs moyens ou anciennes gloires, tout le monde à sa chance. On ne compte plus le nombre de joueurs passés par Milan ces dix dernières années. Qui se souvient réellement de Bojan, Michael Essien ou Fernando Torres à San Siro ? Pas grand monde. Quel joueur milanais a vraiment marqué l’esprit des supporters récemment ? Difficile à dire. Allez, rien que pour son 100e but avec le maillot rossonero, le retour de Kaká valait le coup. Mais plus sérieusement, alors que la Juventus a repris le pouvoir en Italie, Milan n’a plus rien à voir avec le grand club qu’il a été. En plus de s’affaiblir, les Lombards sont devenus instables.

‏

Des joueurs payés à prix d’or sans garantie sportive

En 2017, le Milan AC semble enfin retrouver de l’ambition. Les nouveaux propriétaires chinois dépensent près de 200 millions d’euros sur le marché des transferts pour reconstruire une équipe de premier plan. La tête de gondole de ce recrutement s’appelle Leonardo Bonucci. Pilier de la Juventus, l’international italien est considéré comme l’un des meilleurs défenseurs du monde. Il arrive en superstar pour 42 millions d’euros et se voit confier le brassard de capitaine. De plus, avec 7,5 millions d’euros de salaire par an, il devient le joueur le mieux payé de Serie A. Mais voilà, l’histoire d’amour entre Bonucci et Milan ne durera pas bien longtemps. Après une saison ratée, le défenseur italien repart à Turin.

En 2018, les Américains d’Elliot dépensent à leur tour sans compter. Cette fois-ci, la recrue phare se nomme Gonzalo Higuaín. Pipita est prêté par la Juventus pour 18 millions d’euros, avec une option d’achat fixée à 36 millions d’euros. Son salaire est quant à lui estimé à 9,5 millions d’euros par an. C’est plus que ce que touchaient Kaká ou Zlatan Ibrahimović à l’époque ! Mais voilà, l’Argentin traîne son spleen en Lombardie. Loin de son vrai niveau, Higuaín ne reste finalement que six mois. Chelsea rachète son prêt pour 7,8 millions d’euros. Pour le remplacer, les dirigeants jettent leur dévolu sur Lucas Paquetá et Krzysztof Piątek. Le coût total des deux transferts est estimé à environ 76 millions d’euros. C’est cher, mais sans Ligue des champions, Milan doit surpayer pour attirer ou conserver des joueurs. À ce titre, est-ce normal que Gianluigi Donnarumma soit le plus gros salaire du club à seulement 20 ans ? On peut s’interroger.

‏

Une impressionnante valse des entraîneurs en dix ans

De novembre 2001 à mai 2009, le Milan AC n’a connu qu’un entraîneur : Carlo Ancelotti. En 2009, lorsque le Mister s’en va, les dirigeants choisissent Leonardo pour prendre place sur le banc. La relation entre le Brésilien et ses supérieurs est toutefois difficile. Après une saison décevante, les deux parties se séparent. Massimiliano Allegri est alors nommé entraîneur. Grâce à son nouveau coach, Milan soulève le Scudetto pour la première fois depuis 2004. Cependant, désigné coupable des mauvais résultats les années suivantes, le tacticien italien est remplacé par Clarence Seedorf en 2014. C’est assez ironique quand on sait qu’Allegri deviendra invincible en Italie et fera de la Juventus l’une des équipes les plus redoutables d’Europe. Quoi qu’il en soit, la valse des entraîneurs continuer à vitesse grand V sur le banc milanais.

Sous les ordres de Seedorf, le Milan AC connaît une élimination cinglante en Ligue des champions face à l’Atlético Madrid. Il s’agit de la dernière apparition des Rossoneri en C1. Après quatre mois, le néerlandais est logiquement remercié. Les dirigeants font alors confiance à Filippo Inzaghi. Sur le banc, Super Pippo n’a plus rien de super. Il est limogé après avoir fini 10e de Serie A, soit le plus mauvais classement du club depuis 1998. Le défilé continue avec Siniša Mihajlović puis Christian Brocchi. À l’été 2016, Vincenzo Montella prend la relève. Il est renvoyé en novembre 2017. Gennaro Gattuso est alors appelé à la rescousse. Malgré des mercatos XXL, l’italien ne parvient pas à qualifier le club en Ligue des champions. Il démissionne après deux saisons. Son successeur, Marco Giampaolo, tiendra uniquement sept matchs. Le 9 octobre 2019, Stefano Pioli devient le 10e entraîneur du Milan AC depuis Carlo Ancelotti. Il récupère alors une équipe inquiétante, instable et complètement à la dérive.

Quel avenir pour le Milan AC ? Il est difficile de répondre à cette question. L’histoire a souvent prouvé que les grands clubs ne meurent jamais. Cependant, même si les Lombards peuvent compter sur leur prestige pour rester attractifs, il est urgent de réagir rapidement. Milan n’a plus été sur le podium en Serie A depuis 2013 et n’a plus disputé la Ligue des champions depuis 2014. C’est inconcevable pour un tel club. La comparaison avec la Juventus fait mal. Le Milan AC n’est plus qu’un sparring-partner pour son rival turinois qui écrase tout en Italie et impressionne en Europe. De la direction aux joueurs en passant par les entraîneurs, tout le monde a sa part de responsabilité dans cette situation. Comment les Rosseneri peuvent-ils rattraper leur retard ? Le projet d’un nouveau stade ultramoderne est une piste sérieuse, mais il faudra bien plus que cela pour redevenir le « Grand Milan ».

Crédits photo à la Une: acmilan.com

1 décembre 2019 0 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
football zénith saint petersbourg stade russie
Coupes d'EuropeFootball

Ligue des champions (groupe G): à Saint-Pétersbourg, Lyon s’est sabordé

Par Nicolas Mudry 28 novembre 2019
Écrit par Nicolas Mudry

Alors qu’il pouvait se qualifier pour les huitièmes de finale en cas de victoire, l’Olympique Lyonnais a réalisé une piètre performance à Saint-Pétersbourg, s’inclinant logiquement et voyant son adversaire revenir à sa hauteur et le dépasser à la différence particulière…Tout ça avant d’accueillir Leipzig lors de la dernière journée.

‎

Une première mi-temps soporifique

La première période fut très ennuyeuse des deux côtés. La peur a gagné les deux camps, sentant que ce match relevait d’une saveur particulière alors que la fin des phases de groupes approchait. Loin d’être ridicule dans une composition atypique présentant Denayer et Tousart comme duo de récupérateurs, Lyon se procure même la première grosse occasion à la 23ème minute. Après un bon travail sur le côté droit de la surface, Traoré centre et trouve Ozdoev qui tacle désespérément manquant de tromper son propre gardien qui s’en sort miraculeusement. C’est hélas la première et la dernière grosse situation pour des lyonnais qui se retrouvent de plus en plus en difficulté dans le dernier quart d’heure de la première période. A la 35ème minute, Azmoun trouve le poteau et aurait même pu obtenir un penalty suite à la sortie hasardeuse de Lopes dans ses pieds. Sept minutes plus tard, ce dernier ne peut cependant rien. Trouvé sur corner par Douglas Santos, Dzyuba s’impose facilement dans les airs face à un Marcelo amorphe et marque de la tête, permettant au Zénith de virer en tête à la pause.

‏

Lyon retrouve des couleurs en seconde période

Pendant près de 25 minutes, l’OL monopolise le ballon et s’installe dans le camp russe. Néanmoins, les lyonnais ne parviennent jamais à se montrer réellement dangereux. Une tête de Dembele fait trembler le stade mais passe à côté (60ème) mais rien de plus si ce n’est des frappes trop molles pour tromper la vigilance de Kerzhakov. La composition d’équipe de Garcia se retourne finalement contre lui. Avec Tousart et Denayer, il voulait solidifier le milieu tout en faisant avec les absences d’Aouar et Mendes. Au final, si son milieu s’est montré effectivement solide, il a du faire face à la technique limitée des deux récupérateurs, Reine-Adelaïde étant véritablement le seul à pouvoir faire le lien avec l’attaque. Cela s’est beaucoup ressenti durant le temps fort lyonnais où il manquait une dernière passe capable de mettre Dembele dans de bonnes conditions.

Les solutions sont alors plutôt venues des côtés où l’entrée de Koné à la place de Marçal a apporté et où Dubois s’est montré intéressant. Mais, forcément, à force de pousser sans marquer, les lyonnais se sont retrouvés à la merci d’une punition russe et c’est ce qui est arrivé à la 84ème minute. Après un premier centre d’Erokhin mal repoussé par Marcelo, le joueur russe a une deuxième chance et trouve un partenaire qui remise pour Zhirkov. Ce dernier place Ozdoev sur orbite et le milieu tente sa chance à l’entrée de la surface du gauche. Son tir contré par Marcelo trompe Lopes, impuissant face à une défense très peu inspirée ce soir-là. Cette défaite est un très mauvaise opération pour Lyon. De potentiels qualifiés, les hommes de Rudi Garcia perdent la deuxième place à la différence de buts particulière et devront réaliser une grosse performance contre Leipzig pour espérer voir les huitièmes de finale.

Crédits photo à la Une: Pixabay.com – comrade_petruha

28 novembre 2019 0 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
psg paris football ligue des champions
Coupes d'EuropeFootball

Ligue des champions (groupe A): Paris, in extremis à Madrid

Par Antoine Bedu 27 novembre 2019
Écrit par Antoine Bedu

Déjà qualifiés pour les huitièmes de finale, les Parisiens avaient rendez-vous au stade Santiago Bernabeu pour un match haletant; les hommes de Thomas Tuchel pouvaient profiter de l’occasion pour sortir un match référence. Occasion ratée.

‏

Paris prend l’eau, Benzema accaparent les honneurs

Le premier enjeu de ce match se trouvait dans la composition de Tuchel. Après plusieurs mois à devoir composer avec de nombreuses absences sur le front de l’attaque, le technicien allemand pouvait cette fois compter sur tout le monde. Ou presque. Au final, Cavani n’était pas là et Neymar a été déclaré trop juste et a donc démarré sur le banc. Un casse tête en moins. Côté Real, Zidane reste sur du classique mais surprend en titularisant Isco. A l’entrée des 22 acteurs sur la pelouse, on sent bien que ce match a une petite saveur de grand match de Ligue des champions. Sous la pluie fine de Madrid, le début de match est globalement équilibré, Paris se procure même une belle occasion mais le centre de Mbappé est trop haut pour Icardi (12′). Juste après, le Real répond et Benzema reprend la frappe d’Isco qui avait heurté le poteau; 63e but en C1 pour le 4e meilleur buteur de l’histoire de la compétition.

Le Français est même proche du doublé quelques instants plus tard mais Navas fait front. Madrid domine la suite de la première mi-temps et se procure de belles situations: Kroos n’est pas loin de trouver la faille sur un corner rentrant ou sur des frappes lointaines, et Carvajal voit son tir puissant être parfaitement repoussé par Navas. Puis, vient le tournant du match, le point de controverse. Peu avant la mi-temps Icardi est fauché à l’entrée de surface par Courtois; penalty et carton rouge. Oui mais, l’arbitre est appelé par la VAR pour revoir l’action et finira par annuler ces deux décisions au motif que, au début de l’action, Gueye avait fait faute en poussant Marcelo. Une action qui n’en finira pas de faire parler sur les règles d’application de l’assistance vidéo. Toujours est-il qu’à la mi-temps, Paris est mené 1-0 de manière logique.

Le retour des vestiaires ne sera pas vraiment des plus probants pour les Parisiens qui ne doivent leur salut qu’à la splendide intervention de Navas sur la tête à bout portant de Benzema sur une merveille de centre de Marcelo. Le Real continuera de dominer avec une double occasion à l’heure de jeu: sur des centres de l’intenable Marcelo, Isco puis Varane échouent de peu. Le break viendra logiquement à 10 minutes de la fin du match quand Benzema reprendra parfaitement un nouveau centre du latéral brésilien (2-0, 79′).

‏

Un Real très mal payé

On pense alors que le match est plié et que le score reflète plutôt logiquement la teneur de la rencontre. Ce n’était sans compter sur une mésentente dans la défense madrilène va remettre Paris sur les rails; sur un centre assez anodin de Meunier, Varane ne comprend pas la sortie de son gardien, touche la balle, et c’est Mbappé qui peut en profiter pour pousser le cuir au fond des filets (2-1, 80′). Encore plus incroyable, deux minutes plus tard, les Parisiens remontent la balle et à la suite d’un petit flottement et d’une frappe contré, Sarabia est le plus prompt pour reprendre la balle d’une splendide frappe (2-2, 83′). En trois minutes, Paris est revenu d’un match où il avait été fortement secoué (pour ne pas dire plus).

Au delà du résultat, le contenu affiché par les joueurs de Tuchel doit permettre à ces derniers de se remettre au travail, avec humilité, pour ne pas rater le prochain grand rendez-vous européen. Côté Real, demeure forcément le goût amer d’avoir laissé échapper la victoire de cette manière. Mais les hommes de Zidane pourront être satisfaits de ce qu’ils ont produit; les résultats sont là, et, malgré une fin de match frustrante, c’est clairement dans cette voie que Madrid doit persévérer.

Crédits photo à la Une: PSG.FR – C.GAVELLE

27 novembre 2019 0 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
le bron james basket los angeles lakers
BasketBasket AméricainSondages

Sondage basket: les Lakers peuvent-ils jouer le titre NBA cette saison ?

Par Clinton Kieta-Sisidi 27 novembre 2019
Écrit par Clinton Kieta-Sisidi

En ce début de saison régulière, les Lakers de Los Angeles semblent en passe de redevenir une équipe incisive. Pourtant, depuis des années, les Californiens n’ont plus joué les premiers rôles en NBA. Cette année, les Lakers ont mis les moyens pour avoir un effectif attractif avec un jeu attrayant; l’une des équipes légendaires de la ligue américaine peut-elle renouer avec son glorieux passé ? Sondage.

‏

De l’ombre à la lumière

La dernière fois que l’on a pu voir les Lakers accéder aux playoffs, c’était lors de l’année 2013. Entrainé par Mike Brown cette saison-là, Los Angeles se fait sortir dès le premier tour de la phase éliminatoire contre San Antonio (0-4). Depuis, cette traversée du désert a fait mal à la franchise historique avec une équipe devenue lambda. Mais désormais, la tendance semble favorable avec un effectif qui peut rivaliser avec les équipes les plus armées de NBA. D’ailleurs, les hommes de Franck Vogel présentent un parcours très remarquable avec 12 victoires et seulement deux défaites depuis le début de saison.

‏

Les Lakers ont désormais des arguments pour viser haut

Premier de la conférence Ouest, Los Angeles avance avec ambition cette saison. La franchise californienne peut compter sur des joueurs très en forme. Sa recrue star, Anthony Davis, s’avère un choix gagnant pour l’instant, qui plus est au regard de sa complicité avec LeBron James. En parallèle de cette doublette efficiente, l’effectif regorge d’autres bons joueurs comme Alex Caruso, Danny Green ou encore Rajon Rondo. Ainsi, les Lakers peuvent-ils espérer jouer le titre cette saison ? Répondez au sondage proposé par la rédaction d’Au Stade !

‏

SONDAGE – AU STADE

[poll id= »29″]

Crédits photo à la Une: Keith Allison

27 novembre 2019 0 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
karim benzema football real madrid
ÉtrangerFootball

Foot européen: les tops-flops du week-end

Par Romain Blot 26 novembre 2019
Écrit par Romain Blot

Ce week-end, les belles performances du Bayern Munich et de Leicester contrastent avec les contre-performances d’Arsenal et de Dortmund. L’occasion pour la rédaction d’Au Stade de réaliser un tour d’horizon des différents championnats européens.

‎

LES TOPS

Le Bayern confirme son regain de forme

Inconstant et en manque de réalisme offensif et défensif sous Kovac en ce début de saison, les Bavarois semblent avoir enfin trouvé leur rythme et enchainent les belles performances depuis le départ du technicien Croate. Encore facile vainqueur ce week-end sur la pelouse de Düsseldorf, Munich assume de nouveau son statut de favori en Bundesliga. Emmené par ses français, avec Tolisso et Pavard en buteurs, le Bayern s’est imposé 4-0. Outre le score, l’équipe bavaroise a aussi rassuré dans sa qualité de jeu et sur la solidité de sa défense. Gnabry et Coutinho ont parachevé ce match abouti et le Bayern recolle à la tête du classement en revenant à un point de Mönchengladbach.

‎

Leicester toujours au rendez-vous

Certes Liverpool impressionne toujours autant en Premier League, mais ce n’est presque plus une surprise. En revanche Leicester confirme sa très jolie forme et reste toujours en embuscade derrière les Reds, mais surtout devant Manchester City et Chelsea. Vainqueurs sur le pelouse de Brighton (0-2), les Foxes ont construit leur victoire en seconde période par l’intermédiaire de Pérez et de son serial buteur : Jamie Vardy. Grâce à cette victoire, Leicester confirme sa deuxième place au classement et distance encore plus le cinquième, Wolverhampton, et s’installe donc de manière sereine dans le Top 4 du championnat anglais.

‎

LES FLOPS

Arsenal n’y arrive pas malgré Lacazette

Accroché sur sa pelouse par Southampton (2-2), les Gunners peuvent remercier Alexandre Lacazette, car le français, auteur d’un doublé, a sauvé le point du match nul… Pourtant opposé à une équipe en difficulté en championnat, Arsenal avait l’occasion de recoller au wagon de tête, mais les Gunners se sont de nouveau pris les pieds dans le tapis. La dernière victoire en championnat des hommes d’Emery remonte à début octobre, et si l’aspect comptable est un problème pour Arsenal, le jeu produit l’est tout autant depuis plusieurs semaines. Difficile donc de voir du positif pour les Gunners …

‎

Dortmund au bord de la crise

Deux victoires sur leur cinq derniers matchs de championnat, sept buts encaissés lors des deux dernières journées… Le bilan est bien triste du côté de la Ruhr. Opposé à Paderborn ce week-end, les joueurs de Dortmund ont dû se contenter du point du match nul (3-3) face à la lanterne rouge de la Bundesliga. Et ce point du match nul tient presque du miracle, puisque Marco Reus a inscrit le but égalisateur à la 93ème minute, mais surtout que les hommes de Lucien Favre étaient menés 3-0 à la pause par une équipe qui a remporté un seul petit match depuis le début de saison. Cette crise de résultat place l’entraineur suisse dans une bien mauvaise position et celui-ci a même reçu un ultimatum de la part de sa direction pour les deux rencontres à venir, sur le terrain de Barcelone en C1 et sur celui de l’Herta Berlin en championnat.

‎

TEMPS-ADDITIONNEL

Le top joueur du week-end

Karim Benzema (Real Madrid): Mais où va s’arrêter l’avant-centre français du Real Madrid ? L’ancien Lyonnais n’en fini plus de surprendre de par ses performances abouties. De nouveau buteur ce week-end lors de la victoire des siens face à la Real Sociedad (3-1), le Français a inscrit le dixième but de sa saison. S’il est intraitable devant le but, il l’est aussi dans le jeu, puisque Benzema a de nouveau été le meilleur joueur de son équipe, portant l’attaque madrilène. On pourrait même le définir comme le leader technique de l’équipe entrainée par Zidane vu son niveau actuel. Buteur et fin techniquement, il est bien l’homme fort du Real cette saison.

‎

La déclaration du week-end

Lucien continue de bénéficier de notre confiance. Mais le football est toujours une question de résultats. Nous devons maintenant nous rassembler pour les matches de Barcelone et de Berlin. En tant qu’équipe, vous devez savoir que les mots ne suffisent pas. Il est de votre devoir de les faire suivre par des actes ».

Hans-Joachim Watzke, président de Dortmund, à propos de l’avenir de son entraîneur Lucien Favre.

Crédits photo à la Une: Jan S0L0

26 novembre 2019 0 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
logo losc football
FootballLigue 1

Ligue 1. 75 ans du LOSC: aux origines de son logo

Par Céline Crespin 25 novembre 2019
Écrit par Céline Crespin

Les Dogues; le nom peut porter à confusion pour les non-initiés au football. C’est pourtant le surnom donné aux joueurs du Lille Olympique Sporting Club (LOSC). À l’occasion du 75e anniversaire du club, en ce lundi 25 novembre, la rédaction d’Au Stade s’est donc intéressée à l’origine de ce logo. Dossier.

‏

Un logo aux nombreuses évolutions

La statue d’un chien trône fièrement à l’entrée du domaine de Luchin. Elle est un clin d’œil aux Dogues, surnom des joueurs du LOSC. Si cette métaphore animalière est aujourd’hui l’emblème du club de football, elle ne s’imposait pourtant pas comme une évidence en 1944 lors de sa création. Cette année-là, aucun chien n’apparait sur le logo du club. Seule la fleur de lys pour rappeler l’attachement à la ville de Lille y est présente. Ce sera également le cas pour les trois variantes proposées en 1946, 1955 et 1974 qui voient se rajouter au blason le nom du club sportif.

Il faudra attendre 1981 pour que le premier logo du LOSC avec un chien voit le jour. Néanmoins, celui-ci est loin d’avoir la forme d’aujourd’hui. L’animal ressemble effectivement plus à un boxer qu’au dogue allemand actuel. Ce sera aussi le cas pour les modèles adoptés respectivement en 1989, 1997 et 2002. Il convient également de remarquer que la flamme représentant l’attachement au club ne fait son apparition qu’en 1989. En 2012 puis en 2018, l’image du dogue allemand remplace finalement celle du boxer.  D’autres particularités s’ ajoutent néanmoins au logo de 2018 comme la forme en pentagone qui évoque la citadelle de Lille. Selon le site internet du LOSC, la géométrie du blason montre l’attachement « identitaire » du club à la région. Ses couleurs sont aussi une nouveauté. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, elles ne symbolisent pas le drapeau français mais rappellent que le club est né de la fusion de l’Olympique Lillois et du Sporting Club Fivois. Ainsi, si jusqu’alors les couleurs rouges et blanches symbolisant l’Olympique Lillois dominaient, le nouveau logo accorde une place tout aussi importante aux couleurs bleues et blanches du Sporting Club Fivois.

‏

Des explications différentes pour expliquer le logo

Fleur de lys, forme et couleurs s’expliquent aisément sur le logo du LOSC. En revanche, les raisons pour justifier l’apparition d’un chien à partir de 1981 diffèrent. Selon un article publié dans La Voix du Nord en 2014, certains avancent l’hypothèse selon laquelle il représente l’animal à l’allure colossale de la femme d’Henri Jooris, président de l’Olympique Lillois de 1910 à 1932. D’après cet article, d’autres pensent que cela est dû à l’élevage de boxers  situé à proximité du stade Grimonprez-Jooris. Cela justifierait donc que les chiens sur les  logos du club de 1981 à 2002 ressemblaient à cette race canine.

Néanmoins, pour l’historien du LOSC, Patrick Robert, ces explications ne sont pas valables. Dans une vidéo du club en 2014 intitulée Pourquoi les « Dogues »?  il déclare: « L’expression [des Dogues] a été utilisée pour la première fois par un journaliste sportif parisien lors d’un Racing Club Paris [face à] l’Olympique Lillois dans les années 30 […]. Lille avait gagné malgré la superbe du Racing de l’époque et le journaliste avait titré que les Lillois ne lâchaient rien. On aurait dit des dogues. C’est resté par delà les années». Le molosse sur le blason du LOSC serait donc un signe de combattivité.

Crédits photo à la Une: Twitter – @losclive

25 novembre 2019 0 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
leicester football angleterre premier league
ÉtrangerFootball

Dossier. Leicester, vers une nouvelle saison sensationnelle ?

Par Sophiane Amazian 25 novembre 2019
Écrit par Sophiane Amazian

Dans l’ombre du duel excitant entre Manchester City et Liverpool, une équipe s’est intercalée: le Leicester City Football Club. La formation entraînée par Brendan Rodgers est la sensation de ce début de saison outre-manche. Les Foxes tiendront-ils la cadence toute la saison et rééditer leurs exploits de 2016 ?

‏

Digérer le titre de champion

L’épopée fantastique, orchestrée d’une main de maître par Claudio Ranieri, est encore gravée dans toutes les mémoires des supporters de Leicester. N’Golo Kanté, Riyhad Mahrez ou Danny Drinkwater, un ensemble de joueurs s’en est allée avec le sentiment du devoir accompli : réaliser le plus grand exploit footballistique depuis la création de la Premier League. La transition a été beaucoup plus difficile. Il a fallu digérer le titre de champion, tant psychologiquement que sportivement. Comment combler le départ de joueurs déterminants tout en restant compétitif a tous les niveaux ? Ce début de saison mis à part, les prestations de Leicester sont redevenues bien moins reluisantes sans pour autant sombrer dans le ridicule. Bien placée, mais jamais récompensée, l’équipe s’est replacée en tant qu’outsider pour une qualification européenne avec Everton ou Wolverhampton. L’arrivée de Claude Puel n’a pas pu entériner la petite chute de Leicester dans le classement. Pour autant, les Foxes se retrouvent très souvent dans le top 10 en fin de saison. 

Cette saison sonne-t-elle comme le retour de Leicester au premier plan ? Il est difficile de pronostiquer au mois de novembre. Pourtant, plusieurs signaux viennent appuyer l’idée du renouveau d’un club pas comme les autres. L’arrivée de Brendan Rodgers en février dernier a inauguré un nouveau cycle. Les cadres se sont remobilisés après avoir été bien moins influents sous Puel. L’exemple le plus criant, le retour en forme de l’attaquant Jamie Vardy. L’international Anglais a retrouvé son meilleur niveau et fait à nouveau trembler les filets adverses. Tout semble sourire au club anglais après avoir traversé une tragédie, il y a près d’un an : la disparition tragique du propriétaire du club, Vichai Srivaddhanaprabha. Un événement qui a bouleversé toute une ville. Les récentes prestations rendent le meilleur hommage possible à un homme qui a relancé le club.

‏

Effet Brendan Rodgers

L’arrivée d’un nouvel entraîneur réinstalle une dynamique positive. L’effervescence ne dure souvent qu’un temps. La bonne spirale que connaît Brendan Rodgers s’éternise pour le bien de l’équipe. Ses choix tactiques s’avèrent payants, sa méthode grandement appréciée par ses troupes. Arrivé avec un staff fourni, Rodgers poursuit son excellent travail du côté des Celtic Glasgow. Soutenu par ses lieutenants de confiance, Chris Davies et le néophyte Kolo Touré, l’entraîneur aime travailler en sessions rapides et saccadés. Moins de footing, plus de jeu avec ballon, voilà la philosophie que propose le coach. Fidèlement attaché à son 4-3-3 très équilibré, l’équipe de Leicester aime faire le jeu en partant du milieu de terrain. Si le club est épargné par les blessures, l’ossature de l’effectif peut permettre aux Foxes de se maintenir dans les plus hautes sphères du classement. Coutumier de l’héritage anglais, Leicester aime se retrouver en position de contre. L’apport des joueurs comme James Maddison magnifie le jeu et nous rappelle la grande saison d’un certain Mahrez. Le club s’est considérablement renforcé pendant le mercato. L’achat sec de Youri Tielemans en provenance de l’AS Monaco (45 millions d’euros) pour venir consolider le milieu de terrain démontre une volonté d’afficher de hautes ambitions. Brendan Rodgers détient la confiance des dirigeants et le soutien total de son équipe. Son management est vu comme un exemple du genre. Sous ses ordres, Jamie Vardy et Kasper Schmeichel rayonnent pendant que de jeunes pousses prennent enfin le jeu à leur compte.

‏

La solution s’appelle Ndidi

À l’ombre du succès de l’entraîneur, des joueurs tirent leur épingle du jeu. Comment ne pas évoquer l’international Nigérian, Wilfred Ndidi. Le milieu défensif est devenu le métronome du milieu de terrain. Titulaire indiscutable aux côtés de Tielemans, Ndidi abat un travail défensif de haute voltige. Auteur de 61 tacles et 37 interceptions, Ndidi plane face aux attaquants adverses. Un registre dans lequel N’Golo Kanté, passé par Leicester, brille depuis quelques saisons. Son association avec Tielemans stabilise un secteur du jeu que les Foxes ne maîtrisaient que trop peu. L’apport des latéraux est aussi à mettre en avant. À droite, Ricardo Pereira a déjà mis tout le monde d’accord. Transféré il y a un an et demi en provenance du FC Porto, l’ancien Niçois s’est enfin adapté aux exigences de la Premier League.

 Depuis, sa vitesse de percussion et son sens adroit pour le centre font de lui un des tous meilleurs à son poste en Angleterre. Réputé offensif, il apporte une plus-value en phase offensive pour servir des caviars à Jamie Vardy. Quelle est la meilleure recrue de Leicester ? Tout simplement Çaglat Söyüncü, le jeune qui a pallié le départ de Harry Maguire. Défenseur le plus cher de l’histoire, l’ex-Foxes aurait dû laisser un vide important sur le terrain. L’émergence du jeune Turc arrive au meilleur des moments. Placé en réserve sous Claude Puel, le défenseur est en train d’éclore sous les ordres de Rodgers, à tel point d’être cité parmi les révélations de ce début de saison. Selon Owynn Palmer-Atkin, journaliste pour la BBC, il faut notifier l’apport du vétéran Evans dans la charnière centrale: « Il aide le jeune défenseur et n’hésite pas à le ramener à sa place en cas de besoin. C’est tellement évident que les qualités de leadership d’Evans ont été d’une valeur inestimable pour le développement de Çağlar ». Quel sera le classement final de Leicester ? Difficile d’imaginer l’équipe résister au retour des grosses écuries du championnat. Point positif, les mêmes analyses ont été faites en 2016, pour le résultat que l’on connaît.

Crédits photo à la Une: maxpixels.net

25 novembre 2019 0 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
mourinho
ÉtrangerFootballUne

José Mourinho, un entraîneur aux multiples paradoxes

Par Antoine Bedu 23 novembre 2019
Écrit par Antoine Bedu

Sur la touche depuis un an et son licenciement de Manchester United, José Mourinho vient de retrouver un club à Tottenham où l’ère Mauricio Pochettino se termine. Alors que le technicien Portugais avait déjà été approché par le président Lévy en 2007, l’aventure va finalement avoir lieu. Cet énième rebondissement dans la carrière du Special One illustre bien tous ses paradoxes.

‏

Un retour très bien préparé

«Je ne pourrais jamais entraîner Tottenham». A peine arrivé chez les Spurs, José Mourinho a logiquement été interrogé sur cette petite phrase qu’il avait lancé il y a 4 ans lorsqu’il était entraîneur de Chelsea. Le Mou’ a fait du classique en répondant «c’était avant que je me fasse virer», provoquant les rires des journalistes : les vieilles recettes marchent toujours. Au delà de cette petite phrase qui ne veut rien dire, Mourinho affiche aujourd’hui un nouveau visage. Durant son année au chômage forcé, il a travaillé son image notamment à la télé où il s’est montré beaucoup plus calme, posé et réfléchi. Un travail de communication extrêmement brillant qui a fini par payer puisqu’il a retrouvé un club du top européen, un club finaliste de la dernière Ligue des Champions même.

On en oublierait presque son bilan à Manchester ou son manque de remise en question. En un an, médiatiquement, on est passé d’un entraîneur terminé et logiquement licencié, à l’homme providentiel qui a beaucoup appris de son passage à vide. Côté sportif, Mourinho aussi avait un plan, il savait très bien ce qu’il voulait : un des 6 grands clubs de Premier League. Pourtant, il n’a jamais rien dit, s’ouvrant alors toutes les portes et travaillant au corps le président de Tottenham qui se trouvait dans une situation délicate avec Pochettino. Ainsi, on a vu Mourinho dans les tribunes de Lille vanter le niveau de la Ligue 1, puis il a laissé les bruits courir sur la folle envie des socios de le voir revenir au Real, avant de se laisser courtiser par Jean-Michel Aulas. Mais la vérité c’est que depuis longtemps, José voulait Tottenham. JMA lui même indiquait au moment de prendre Rudi Garcia que le Special One avait un autre club dans sa ligne de mire. C’était les Spurs. Pas un hasard s’il ne s’est même pas passé 12h entre le départ de Pochettino et l’arrivée du Mou. Cet énième rebond se rajoute à la longue liste des choses qu’il n’a pas fait comme les autres dans sa carrière.

‎

Le Roi des paradoxes, une carrière unique

José Mourinho est un homme de contraste et de caractère. Il n’y a qu’à voir son parcours pour s’en rendre compte, partout où il est passé il y a eu des événements mourinhesques. Les trois premières saisons de sa carrière donnaient le ton : engagé par Benfica il est viré au bout de 9 matchs, se relance à Leiria et finit par être pris par… Porto. Déjà deux extrêmes et un fracas. À Porto il va connaître un fort succès, deux titres en deux saisons complètes et une victoire en Ligue des Champions, la légende du Mou est née. Celle du Special One va naître très vite elle aussi car il est courtisé par la Premier League. Très intéressé par Liverpool, il déclare ne pas vouloir rejoindre Chelsea qui est selon lui un «projet incertain» avec beaucoup d’argent où l’implication de l’investisseur Abramovitch est douteuse. Au début de la saison suivante, il est sur le banc de Chelsea où Abramovitch a fait de lui l’entraîneur le mieux payé au monde. Avec deux Premier League conquises en trois saisons et beaucoup d’autres trophées, son passage chez les Blues est une réussite même s’il échoue en C1. Et alors que sa quatrième saison à Stamford Bridge commence, il se brouille avec le président et s’en va. Il vit alors une première année sabbatique dans sa carrière avant d’aller conquérir un splendide triplé avec l’Inter Milan dont une nouvelle C1. Mais là aussi la fin sera spéciale : il s’en va juste après ce triomphe à la suite d’un accord entre Milan et Madrid. Mourinhesque. Celui qui a fait sa formation d’entraîneur au Barça va combattre son collègue Pep Guardiola et la Pep Team pour écrire une des plus belles pages de l’Histoire des Clasico. Cependant, il ne gagnera qu’un titre et une coupe en trois ans dans la capitale espagnole et perdra la majorité des duels face au rival catalan (avec de belles défaites). Et à la fin il ne se fait pas virer mais perd son vestiaire, notamment Casillas et Ramos, et ne sera pas reconduit.

Mourinho retourne alors à Chelsea. Tient ! Il n’avait pas encore fait le coup du come-back. Ce second passage sera rempli de contrastes puisqu’il va à nouveau faire gagner une Premier League aux Blues et se faire virer 6 mois plus tard. Que manque t-il à son tableau de chasse? La trahison. C’est ainsi qu’il se saisit de l’opportunité créée par le départ de Louis Van Gaal pour devenir l’entraîneur de Manchester United. Nouveau duel avec Pep, nouveaux trophées (Coupe de la Ligue et Europa League), nouvelles critiques sur son personnage et son jeu, puis nouveau licenciement. S’en suit alors l’année blanche que l’on vient de vivre où il jouera au chroniqueur sur SkySports, se réconcilia avec Wenger, pris de la distance etc… Aujourd’hui une nouvelle page s’ouvre et on se demande bien de quoi elle sera faite. A t-il réellement changé? Peut-il se montrer au niveau? Fera t-il gagner un titre aux Spurs? L’histoire sera terminera t-elle mal?

Avoir entraîné le Real de Cristiano face au Barça de Pep, être passé par trois des six grands clubs anglais dont deux fois par Chelsea, s’être fait virer quatre fois, avoir vécu deux années au chômage forcé, avoir multiplié les frasques… tout en gagnant des (gros) trophées et en retrouvant toujours un (grand) club : voilà pourquoi Mourinho est unique. Voilà pourquoi aujourd’hui il n’est presque pas étonnant de le voir dans un nouveau rôle, comme un acteur, celui de l’entraîneur repenti qui veut prouver qu’il va relever un nouveau défi. Maintenant, c’est le terrain qui doit parler José.

Crédits Photo à la Une: Dudek1337

23 novembre 2019 0 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
james harden houston rockets nba
Programme TVSondagesTous sports

Programme TV sport: ce qu’il ne faut pas rater ce week-end

Par Théo Pienne 22 novembre 2019
Écrit par Théo Pienne

Football, basket, tennis… Au Stade décrypte les rendez-vous sportifs à ne pas manquer ce week-end à la télévision.

‎Football. Atalanta – Juventus

Samedi 23 novembre à 15h00 sur BeIN Sports 4

Fin de la trêve internationale et reprise des championnats ce week-end avec une très belle affiche du côté de la Serie A. L’Atalanta reçoit la Juventus de Turin et les hommes de Maurizio Sarri ont tout intérêt à gagner s’ils veulent conserver la tête du championnat. Cependant l’Atalanta est une équipe redoutable et, même si 10 points séparent les deux équipes au classement, rien n’est joué d’avance. En effet, la Juventus a déjà montré des difficultés en déplacement, à l’inverse l’Atalanta arrive souvent à tenir en échec les gros morceaux du championnat.

‎

Basket. Houston Rockets – Dallas Mavericks

Dimanche 24 novembre à 21h30 sur BeIn Sports 1

Du côté de la Conférence Ouest, Dallas se déplace à Houston pour poursuivre son bon début de saison puisque les coéquipiers de Luka Doncic pointent à la 5e place du classement. La situation de Houston est similaire, malgré leur défaite face aux Denver Nuggets (105-95) ils occupent tout de même la 3e place du classement. En somme, ce dimanche c’est une rencontre à enjeu entre deux formations qui se valent. Un match à ne surtout pas manquer.

‎

Tennis. Coupe Davis

La phase finale de la Coupe Davis continue ce week end avec les demies-finales samedi et la finale dimanche. Après avoir éliminé la France et s’être qualifié en quart de finale la Serbie devra passer la Russie pour se rapprocher du titre. L’Espagne de Rafael Nadal devra quant à elle battre l’Argentine ce vendredi pour ensuite se confronter aux Allemands ou à la Grande Bretagne. Cette édition de la Coupe Davis est encore une fois bien indécise.

Crédits photo à la Une: Boguscharms

22 novembre 2019 0 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
ballon adidas euro 2020
EURO 2020Football

Euro 2020: l’éloge de l’Europe et de la complexité arithmétique

Par Antoine Bedu 19 novembre 2019
Écrit par Antoine Bedu

La France est officiellement qualifiée pour l’Euro 2020; mais lorsque l’on essaie de se projeter, on se heurte à l’incompréhensible tirage au sort de la phase de poules. La rédaction d’Au Stade tente d’y voir plus clair.

‏

Comment se formeront les chapeaux ?

24 pays iront à l’Euro, tous issus des éliminatoires puisqu’il n’y a aucun qualifié d’office. 20 pays sont qualifiés directement, en finissant 1ers ou 2es de leur poule éliminatoire. Les 4 places restantes seront obtenus via barrages. Les barragistes seront les 12 pays qui ne sont pas dans le Top 2 de leur poule éliminatoire respective mais qui ont tout de même récolté suffisamment de points pour être repêchés. Ces 12 pays seront divisés en 4 sous-poules de 4 regroupées par zone géographique; ils joueront ensuite un mini-tournoi par sous-poule et les 4 vainqueurs iront à l’Euro. Les 24 sont là.

A l’Euro, il y aura 6 groupes de 4. Il faut donc 4 chapeaux contenant chacun 6 pays. Pour déterminer la composition des chapeaux, on prend en compte le classement des éliminatoires: les 10 pays qui auront finis 1ers de poule seront les 10 premiers sur la liste des chapeaux; les 10 pays 2es suivront puis viendront les 4 qualifiés via barrages. Et pour classer tout ce monde on prend en considération le nombre de points inscrits en phase de poules, puis la différence de buts si cela ne suffit pas – on passera sur le fait que certaines poules éliminatoires contiennent 5 équipes et d’autres 6, ce qui désavantage des équipes au nombre de points. Bref, avec tout cela on parvient à obtenir un classement des 24 équipes qualifiées et donc à établir les 4 chapeaux. Mais il y a un « mais« : la problématique liée aux pays hôtes. En effet, la compétition se dispute dans 12 pays européens; chaque groupe jouera dans 2 pays différents comme on peut le voir en dessous.

Groupe A: Rome et Bakou

Groupe B: Amsterdam et Bucarest

Groupe C: Saint-Pétersbourg et Copenhague

Groupe D: Londres et Glasgow

Groupe E: Bilbao et Dublin

Groupe F: Munich et Budapest

Si un pays hôte est qualifié, il jouera dans le groupe qui contient son stade national. Par exemple, l’Italie est qualifiée et jouera donc dans le groupe A (Rome) sans même subir la loi du tirage au sort. Pourtant, il se peut qu’il y ait deux pays hôtes par groupe, l’Angleterre et l’Ecosse pour le groupe D par exemple; dans ce cas, le règlement prévoit un tirage au sort pour savoir lequel des deux jouera dans sa poule. Enfin, si un pays hôte se qualifie via les barrages, l’UEFA précise: « un tirage au sort supplémentaire pourrait être nécessaire« .

‏

Simulation des chapeaux et du tirage au sort

L’objectif ici est de voir ce que donneraient les groupes de l’Euro en simulant les quelques matchs éliminatoires restants et en mettant en suite en place le système de l’UEFA. Cette simulation demeure purement indicative. Premiers de groupes: Italie, Belgique, Angleterre, Ukraine, Pays-Bas, Danemark, Croatie, Espagne, Pologne, France. Deuxièmes de groupes: Finlande, République-Tchèque, Portugal, Allemagne, Suisse, Hongrie, Suède, Autriche, Turquie, Russie. Les 12 pays repêchés, regroupés par zone géographique afin de former les 4 sous-poules qui détermineront les 4 derniers qualifiés:

  • Irlande, Pays-de-Galles, Irlande du Nord, Islande
  • Slovaquie, Slovènie, Ecosse, Norvège
  • Albanie, Bosnie, Grèce, Roumanie
  • Kosovo, Israël, Macédoine du Nord, Chypre

Dans cette simulation, les vainqueurs des barrages sont: Irlande, Norvège, Bosnie et Israël. Cela nous donne 7 pays hôtes qualifiés: Italie, Russie, Angleterre, Allemagne, Pays-Bas, Hongrie, Danemark et Espagne. Certains sont en concurrence au sein d’un même groupe, il a donc fallu effectuer des tirages au sort: la Hongrie ira dans la poule F aux dépens de l’Allemagne, le Danemark dans la C aux dépends de la Russie, l’Espagne dans le groupe E aux dépens de l’Irlande.

‏

Voici donc les différents chapeaux:

Chapeau 1: Belgique, France, Pologne, Ukraine, Croatie & Russie

Chapeau 2: Turquie, Allemagne, Autriche, Suède, Finlande & Portugal

Chapeau 3: Suisse, République-Tchèque, Irlande, Bosnie, Norvège & Israël

Pays hôtes: Italie (A), Pays-Bas (B), Danemark (C), Angleterre (D), Espagne (E), Hongrie (F)

‏

Ayant (non sans mal) obtenu les chapeaux, voici donc les groupes de l’Euro 2020 dans le cadre de notre simulation:

Groupe A: Italie, Belgique, Portugal, Israël.

Groupe B: Pays-Bas, Ukraine, Allemagne, République-Tchèque.

Groupe C: Danemark, Pologne, Autriche, Irlande.

Groupe D: Angleterre, Russie, Suède, Norvège.

Groupe E: Espagne, Croatie, Finlande, Suisse.

Groupe F: Hongrie, France, Turquie, Bosnie.

La conclusion de cet exercice tient en ce point: il est impossible de se projeter vu la complexité du système et l’immense place qu’y prend le hasard. L’idée de faire un Euro dans 12 grandes villes européennes est splendide même si cela pose des problèmes au niveau du transport des joueurs et des supporteurs. On salive d’ores et déjà l’idée de ce mois de fête qui va nous emmener de Bakou à Bilbao en passant par Dublin.

Crédits photo à la Une: Ik ben groot

19 novembre 2019 0 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
griezmann payet giroud equipe de france foot suede
Équipe de FranceFootball

Notes Albanie-France: des Albanais limités, un Griezmann étincelant

Par Martin Bornet 19 novembre 2019
Écrit par Martin Bornet

Contre une faible équipe d’Albanie, la France a maîtrisé sa partition pour s’imposer (0-2) et valide ainsi sa première place du groupe H. Au Stade vous livre son appréciation des performances des deux équipes.

‏

Albanie

Pour l’inauguration de l’Air Albania Stadium, les Albanais avaient à cœur d’offrir un succès à leurs supporters. Mais leur difficulté à entrer dans le match a coûté cher d’entrer de jeu avec le but de Tolisso. Trop recroquevillés dans leur moitié de terrain, les joueurs Albanais ont été meilleurs en deuxième période, bien que cela fut trop insuffisant. S’il y a un joueur à retenir de cette rencontre du côté de l’Albanie, c’est le gardien, Berisha. Sans lui, l’addition aurait pu être beaucoup plus salée.

‏

Les notes:

Berisha (6) – Hysaj (6) – Djimsiti (4) – Dermaku (3) – Veseli (4) – Lenjani (4) – Bare (4) – Gjasula (4) – Qose (3) – Manaj (5) – Balaj (4).

‏

France

Pour sa 100e à la tête de l’équipe de France, Didier Deschamps a choisi de changer ses habitudes en alignant un 3-4-3, sans Mbappé (malade). Une composition qui a porté ses fruits, avec un jeu très intéressant proposé par les Bleus durant toute la rencontre. Les latéraux ont très bien joué leur rôle de piston avec cette défense à trois. Mais c’est surtout Antoine Griezmann qui a brillé dans ce schéma, s’imposant comme le véritable leader technique de l’EDF. Il est d’ailleurs passeur décisif sur l’ouverture du score de Tolisso (9e) et buteur sur un centre de Dubois (31e). Ce bouleversement tactique a également permis de voir du spectacle, certes face à une faible équipe d’Albanie. Les Tricolores ont donc remis les pendules à l’heure, rendant une bien meilleure copie que contre la Moldavie.

‏

Les notes:

Mandanda (5) – Dubois (6) – Varane (6) – Lenglet (6) –  Kimpembe (7) – Mendy (4) – Sissoko (5) – Tolisso (7) – Griezmann (8) – Ben Yedder (3) – Giroud (6).

Crédits photo à la Une: FFF.fr

19 novembre 2019 0 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
football equipe de france griezmann coman
Équipe de FranceFootball

Albanie-France: appliqués et efficients, les Bleus s’assurent la première place de leur groupe

Par Nicolas Mudry 18 novembre 2019
Écrit par Nicolas Mudry

Portée par un grand Antoine Griezmann, l’équipe de France s’est imposée en Albanie (2-0) et a validé sa première place devant la Turquie. Le 3-4-3 de Didier Deschamps s’est révélé intéressant. 

‏

Remaniés, les Bleus n’ont pas été chamboulés

Avec une défense à 3, Didier Deschamps innovait contre l’Albanie. Cela a fonctionné. Alors que ses latéraux peinaient souvent à être présent offensivement ces derniers mois (sauf Lucas Hernandez), le sélectionneur français trouvait dans ce système à 5 l’opportunité de les voir plus haut sur le terrain, se désintéressant un peu plus de leur rôle défensif grâce à une arrière-garde solide composée de Varane, Lenglet et Kimpembe. Si Benjamin Mendy a été un peu moins à l’aise que Léo Dubois, c’est surtout parce que le Lyonnais a l’habitude de ce système en club où Sylvinho le plaçait régulièrement au poste de piston droit. Cela s’est ressenti également pour Presnel Kimpembe, habitué à cette composition sous Tuchel, qui n’a pas hésité à se projeter plus d’une fois. C’est sur coup de pied arrêté cependant que les Bleus ont ouvert la marque (8e). Avec leur arme fatale, ils ont directement mis à mal des Albanais peu présents dans les duels. C’est ainsi que Tolisso a facilement repris de la tête un coup-franc de l’inévitable patte gauche d’Antoine Griezmann pour marquer son premier but en équipe de France. Le passeur est ensuite devenu buteur à la demi-heure de jeu, profitant d’un bon travail de Dubois. Sans trop forcer, les Bleus ont assommé les albanais qui inauguraient pourtant leur nouveau stade ce soir.

‏

Une équipe de France appliquée

Malgré un timide sursaut en début de seconde période, l’Albanie n’a jamais vraiment été en mesure d’inquiéter des Bleus qui ont géré dans le deuxième acte, reculant même un peu trop. Cela ne les a pas empêchés d’être dangereux néanmoins. Trouvé par une passe lumineuse de Griezmann, Giroud a d’abord buté sur un très bon Berisha (52e). Puis, toujours trouvé par la vision du jeu impeccable de Griezmann, excellent dans son rôle préférentiel d’électron libre derrière les attaquants, Giroud a trouvé le poteau, manquant de très peu d’atteindre la barre mythique des 40 buts en équipe de France. Au final, les hommes de Didier Deschamps s’imposent, assurent la première place du groupe et attendent désormais de connaître leur chapeau avant le tirage au sort des phases de groupes de l’Euro prévu le 30 novembre prochain à Bucarest.

Crédits photo à la Une: FFF.FR – Pierre Minier

18 novembre 2019 0 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Stefanos Tsitsipas tennis
TennisTournois ATP

ATP Finals: en dominant Thiem, Tsitsipas est devenu le nouveau maître

Par Jules Chatillon 18 novembre 2019
Écrit par Jules Chatillon

La saison tennistique 2019 vient de s’achever en apothéose. Au terme d’un rude combat de 2h35 conclu sur un ultime jeu décisif (6-7, 6-2, 7-6), c’est bel et bien le jeune grec Stefanos Tsitsipas, 6e joueur mondial, qui a défait l’Autrichien Dominic Thiem, classé 5e. À 21 ans seulement, Tsitsipas décroche ainsi le premier très grand titre de sa carrière. Le début, peut-être, d’une nouvelle hégémonie pour la prochaine décennie.

‏

Deux parcours prodigieux pour se hisser en finale

Ils étaient assurément les deux joueurs ayant le plus impressionné dans ces ATP Finals. En poules déjà, les deux hommes avaient chacun, à leur manière, illuminé le tournoi de leurs talents, mais aussi de leurs progrès. D’un côté Dominic Thiem, auteur d’une entrée solide et pleine d’autorité sur Federer en ouverture du tournoi, qui l’avait d’ores et déjà placé sur la bonne voie. Son chef d’œuvre face à Novak Djokovic restera comme le moment fort de sa semaine londonienne, pour lequel il a lui-même reconnu avoir joué peut-être le meilleur match de sa carrière. Si sa défaite contre Berrettini n’avait rien de gênant car sans enjeu, sa victoire au forceps en demi-finale face un Alexander Zverev très friable, le mettait dans de très bonnes conditions pour cette finale, même s’il a avoué être malade. En face de lui hier, c’était donc Stefanos Tsitsipas. Très appliqué en poule contre Medvedev puis Zverev, le Grec avait livré un grand match face à Nadal, malgré une défaite qui ne l’a pas empêché de terminer premier de sa poule. En demi-finale, il a éparpillé un Roger Federer trop tendre, pour se qualifier pour sa première finale au Masters.

‏

Une suspense total

Comme on pouvait s’y attendre, la rencontre a été un vrai combat. Depuis plusieurs années, le vainqueur du premier set en finale obtenait toujours le trophée dans la foulée. Alors, quand Dominic Thiem empochait la première manche au tie-break, on aurait pu croire que le plus dur était fait. Mais il n’en a absolument rien été. Auteur d’un début de seconde manche canon, Tsitsipas a littéralement étouffé son adversaire, menant rapidement 4-0 en ne laissant que deux petits points à Dominic Thiem. Autoritaire jusqu’au bout, le Grec empocha la manche 6-2 pour offrir à l’O2 Arena un dernier frisson dans cette semaine déjà spectaculaire. Après avoir breaké Thiem à 1-1, on pensait Tsitsipas lancé définitivement vers son premier grand titre. En guerrier, Thiem est parvenu à débreaker à 3-2. Totalement relancé après avoir été proche du KO, l’Autrichien a alors emmené Tsitsipas jusqu’à l’ultime jeu décisif. Dans une saison pleine de rebondissements et peu avare en frissons, les deux finalistes du tournoi des Maîtres nous offraient ainsi une dernière montée d’adrénaline. Plus agressif, le natif d’Athènes s’est rapidement détaché pour mener 4-1. Mais comme quelques jours plus tôt contre Djokovic, Thiem est parvenu à revenir une fois encore pour égaliser à 4-4. Et alors que ces derniers points coutent très cher, le N.5 mondial a complètement craqué pour offrir la fin du match sur un plateau à Tsitsipas. Trois points, trois fautes directes; en à peine 2 minutes, le match s’est achevé.

A terre, Tsitsipas a alors pu savourer sa victoire; et pour la première fois depuis un certain David Nalbandian en 2005, le vainqueur du premier set en finale du Masters n’a pas triomphé. Plus régulier sur l’ensemble du match, le protégé de Patrick Mouratoglou est devenu le premier Grec, toutes catégories confondues, à remporter le Masters. C’est tout le symbole de ce joueur qui avait déjà pris une nouvelle dimension en 2019, mais qui a aussi, en ce 17 novembre, changé de statut. Il convient désormais à lui seul de faire de ce sacre londonien le début d’une nouvelle hégémonie dès 2020.

Crédits photo à la Une: JCTennis.com

18 novembre 2019 0 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
stade roi abdallah jawhara stadium arabie saoudite
ÉtrangerFootball

Droits de l’homme: délocalisée en Arabie saoudite, la nouvelle Supercoupe d’Espagne cherche toujours des diffuseurs

Par Nicolas Tanner 18 novembre 2019
Écrit par Nicolas Tanner

Ce jeudi, le groupe public espagnol TVE, diffuseur historique de la Supercoupe d’Espagne, a décidé de ne pas participer à l’appel d’offres de la prochaine édition qui se déroulera en Arabie saoudite. Certaines chaînes privées ont pris la même initiative.

‏

Un nouveau format polémique

En avril dernier, la Fédération espagnole, réunie en assemblée extraordinaire, avait voté et validé la refonte profonde de la Supercoupe d’Espagne. En effet, la compétition se déroulait jusqu’alors en un seul et unique match, chaque fin juin, où le vainqueur du championnat espagnol et le lauréat de la Coupe du Roi étaient opposés. Avec cette réforme, le format sera tout autre: désormais disputée en plein cœur du mois de janvier – en 2020 du 8 au 12 janvier inclus -, la Supercoupe d’Espagne opposera les deux premières équipes du championnat ainsi que les deux finalistes de la Coupe du Roi. Ainsi située à la toute fin de la trêve hivernale, avec un format plutôt lourd, les suiveurs du foot espagnol n’étaient pas des plus satisfaits. Qui plus est; la délocalisation en Arabie saoudite de la prochaine édition n’a que renforcé ce sentiment, tout en faisant écho à un foot business si méprisé.

‏

L’Arabie saoudite, un choix décrié

Si la Supercoupe d’Espagne s’est, à l’instar du Trophée des Champions français, toujours déroulée ces dernières années hors des frontières espagnoles – au stade Ibn-Batouta de Tanger (Maroc) en 2018 par exemple -, le choix de l’Arabie saoudite a créé la polémique. En effet, à l’image du Qatar ou encore des Émirats arabes unis, la pétromonarchie d’Arabie saoudite réalise chaque année de nouveaux investissements colossaux dans le domaine sportif à travers le monde dans le cadre de ce que Nabil Ennasri, chercheur spécialiste du Moyen-Orient, nomme la « diplomatie sportive« .

Cependant, la décision de voir s’affronter le Barça, l’Atlético de Madrid, le Real Madrid et Valence en terres saoudiennes n’a pas fait consensus. Pire, cette délocalisation a suscité la controverse; permettant de réaliser un plaidoyer pour le respect des droits humains, la télévision du service public espagnol TVE a ainsi annoncé, ce jeudi, qu’elle ne participerait pas à l’appel d’offres visant à l’attribution de la retransmission télévisée de la compétition. « Nous pensons que nous ne devons pas lutter pour une Supercoupe qui va se jouer dans un endroit où les droits de l’homme ne sont pas respectés », a ainsi indiqué un porte-parole du groupe télévisuel à nos confrères de l’AFP. Il est vrai que, souligné chaque année par l’ONG Amnesty International, tant d’un point de vue du respect des droits de l’homme (meurtre de Jamal Khashoggi, militants pacifiques arrêtés et détenus arbitrairement, torture et violences sexuelles en prison…) que du respect de la condition féminine (femmes enchaînées à leur « tuteur », le féminisme associé à un extrémisme…), le royaume du Roi Salmane s’avère des plus réfractaires par rapport aux droits humains, ce qu’a donc choisi de condamner le groupe TVE. Et force est de constater que cette annonce, tant inattendue que fracassante, semble avoir fait des émules; en ce sens, le média digital El Español nous a appris ce vendredi que les chaînes privées Mediaset et Altresmedia avaient pris la même décision.

Crédits photo à la Une: يافا

18 novembre 2019 0 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Ashleigh Barty tennis féminin wta
TennisUne

Dossier: Ashleigh Barty, une ascension express au sommet du tennis mondial

Par Yoann Gorin 17 novembre 2019
Écrit par Yoann Gorin

Dans le panthéon du tennis, l’Australie occupe une place de choix. Fournisseur officiel de légendes, le pays des kangourous peut se vanter d’avoir vu naître un nombre incroyable de numéros 1 mondiaux. En 2016, après la retraite de Lleyton Hewitt, l’Australie avait besoin de trouver un successeur capable d’écrire l’histoire. On nous a alors rapidement annoncé le futur avènement d’un crack : le bouillant et charismatique Nick Kyrgios. En réalité, il fallait plutôt regarder du côté des femmes et s’intéresser à une certaine Ashleigh Barty. Joueuse au parcours atypique, l’Australienne n’était encore que 15e mondiale fin 2018. Mais voilà, tout s’est accéléré pour Barty en 2019. Au cours de l’année, elle a dépoussiéré les records du tennis féminin australien et s’est imposée comme la patronne du circuit WTA. Retour sur l’ascension fulgurante de la nouvelle reine du tennis mondial.

‏

Des débuts prometteurs dans le tennis… en passant par le cricket

Née le 24 avril 1996, Ashleigh Barty est une joueuse très précoce. Passée professionnelle à 14 ans et victorieuse de Wimbledon junior à 15 ans, elle confirme très tôt son statut de prodige. Entre 2012 et 2013, la jeune Australienne est régulièrement invitée dans le tableau principal des tournois du Grand Chelem. Si elle n’obtient aucun résultat significatif en simple, elle performe extrêmement bien en double. En 2013, elle atteint notamment les finales de l’Open d’Australie, Wimbledon et l’US Open avec sa partenaire Casey Dellacqua. À 16 ans, elle devient ainsi la plus jeune finaliste de Grand Chelem depuis Tatiana Golovin en double mixte à Roland-Garros 2004. Grâce à ses performances, elle fait même ses débuts avec l’équipe australienne de Fed Cup. À ce moment-là, personne ne doute de la future éclosion d’Ashleigh Barty. Son avenir semble tracé pour atteindre les sommets.

Cependant, pour la jeune Australienne, tout va vite, beaucoup trop vite. L’adolescente ne s’adapte pas complètement au mode de vie d’une joueuse de tennis professionnelle. Lassée des voyages, elle décide de se retirer du circuit à 18 ans. De retour en Australie, elle surprend tout le monde en annonçant le début de sa nouvelle carrière… dans le cricket. Bien que Barty n’ait jamais pratiqué ce sport en club, elle démontre rapidement des qualités intéressantes lors des tests qu’elle effectue. Elle est ainsi recrutée par les Brisbane Heat, club de première division australienne. Après une saison marquée par de bonnes performances individuelles, elle comprend toutefois que son avenir se situe dans le tennis.

‏

Un come-back brillant pour s’installer parmi les meilleures joueuses du monde

Ashleigh Barty fait son retour officiel sur le circuit WTA lors du tournoi de Nottingham en 2016. Elle s’incline alors de justesse en quarts de finale face Karolína Plíšková. Bien qu’elle ne jouera pas d’autre tournoi cette saison-là, le come-back de Barty est bien lancé. Classée au-delà de la 250e place mondiale début 2017, l’Australienne va connaître une ascension express. Après avoir atteint le 3e tour de l’Open d’Australie, elle participe au tournoi de Malaisie, où elle avait remporté son premier match sur le circuit WTA en 2013. Difficile de dire si les étoiles étaient alignées, mais la magie va de nouveau opérer à Kuala Lumpur. Ash, comme on la surnomme, réduit en cendres la plupart de ses adversaires pour remporter le tournoi en simple et en double. Mieux, en débloquant son palmarès en simple, elle entre pour la toute première fois de sa carrière dans le top 100 mondial.

Grâce à sa régularité, Ashleigh Barty monte rapidement les échelons du classement WTA. Elle termine l’année 2017 au 17e rang mondial. Ses performances en double sont également impressionnantes. Elle finit 11e mondiale de la spécialité en atteignant notamment la finale de Roland-Garros avec sa partenaire Casey Dellacqua. À cette occasion, elles deviennent les premières Australiennes ayant disputé les quatre finales de Grand Chelem en double. En 2018, Barty se distingue en remportant le double à l’US Open avec Coco Vandeweghe. Cette victoire lui permet de décrocher enfin son premier tournoi du Grand Chelem. En simple, elle triomphe au tournoi de Nottingham et participe au WTA Elite Trophy, une compétition regroupant les huit meilleures joueuses de la saison non qualifiées pour le Masters. Elle soulève le trophée et termine l’année à la 15e place mondiale. L’Australienne ne le sait pas encore, mais le meilleur reste à venir.

‏

Sur la route d’un premier titre du Grand Chelem en simple

Fort de son succès au WTA Elite Trophy, Ashleigh Barty a le vent en poupe début 2019. Elle commence sa saison à domicile au tournoi de Sydney. Finaliste de l’épreuve, elle marque les esprits en éliminant au deuxième tour la numéro 1 mondiale, Simona Halep. Elle enchaîne avec l’Open d’Australie où elle atteint les quarts de finale. On comprend alors que Barty est une joueuse capable de soulever les plus grands trophées en simple. Il ne faudra pas attendre longtemps avant que cela arrive. À l’Open de Miami, elle élimine trois joueuses du top 10 pour remporter son premier tournoi de catégorie Premier Mandatory. Grâce à cette performance, l’Australienne fait une entrée remarquée dans le top 10 mondial.

Malgré son nouveau statut, Ashleigh Barty ne fait pas partie des favorites en arrivant à Roland-Garros. En effet, elle n’a jamais joué de finale sur terre battue dans sa carrière en simple. Cependant, rien ne se passe comme prévu dans ce French Open. Alors que l’Australienne élimine ses adversaires avec une facilité déconcertante, les principales têtes de série tombent les unes après les autres. En huitièmes de finale, il ne reste déjà plus que trois joueuses classées dans les dix meilleures du monde. En quarts de finale, Simona Halep et Sloane Stephens chutent à leur tour. Barty est alors la dernière joueuse du top 10 encore en lice pour le titre. Elle devient favorite du tournoi.

‏

Le couronnement historique d’une grande championne de tennis

En demi-finale de Roland-Garros, Ashleigh Barty affronte Amanda Anisimova. La jeune Américaine est annoncée depuis toujours comme une future championne. L’issue du match semble donc très incertaine. Pourtant, personne n’aurait pu imaginer le scénario fou auquel les spectateurs vont assister. Barty entame la rencontre sur les chapeaux de roue. En 12 minutes, elle mène 5-0 dans le premier set. Mais voilà, au moment de conclure la manche, l’Australienne se crispe. Anisimova revient et l’improbable se produit. L’Américaine gagne le premier set au tie-break. Le match semble alors avoir tourné en faveur d’Anisimova. Seulement, Ashleigh Barty a de la ressource. L’Australienne va prouver qu’elle est une grande championne en parvenant à se remobiliser mentalement. Elle remporte les deux sets suivants (6-3, 6-3) et se qualifie pour la finale.

Le 8 juin 2019, Ashleigh Barty se retrouve donc sur le court Suzanne-Lenglen pour disputer le match le plus important de sa carrière. En réalité, le suspens de la rencontre va être de courte durée. Son adversaire, Markéta Vondroušová, est trop tendre. L’Australienne s’impose facilement en 70 minutes (6-1, 6-3) et s’offre son premier titre du Grand Chelem en simple. Elle accède par la même occasion au rang de numéro 2 mondiale. Cette victoire a une portée historique pour le tennis australien. En effet, Ashleigh Barty devient la première Australienne à remporter Roland-Garros en simple depuis Margaret Court en 1973. En Grand Chelem, elle succède à sa compatriote Samantha Stosur, victorieuse de l’US Open 2011.

‏

L’avènement inévitable d’une nouvelle numéro 1 mondiale

À l’issue de Roland-Garros, Ashleigh Barty se retrouve à 136 points de Naomi Osaka au classement WTA. Deux semaines après son sacre parisien, elle remporte le tournoi de Birmingham et s’installe enfin au sommet de la hiérarchie mondiale. Barty marque alors l’histoire de son pays en devenant la première Australienne numéro 1 mondiale depuis Evonne Goolagong en 1976. Hommes et femmes confondus, l’Australie n’avait plus connu de numéro 1 mondial en simple depuis Lleyton Hewitt en 2003. Malheureusement, Barty a du mal à confirmer son nouveau statut. Après des résultats décevants à Wimbledon et Toronto, elle rend sa couronne à Naomi Osaka. Sa demi-finale à Cincinnati ne sauvera pas un été également marqué par une élimination précoce à l’US Open. Malgré tout, Osaka ne convainc pas davantage à Flushing Meadows. La Japonaise perd les points de sa victoire en 2018 et cède de nouveau la première place mondiale à Barty.

Revenue au sommet, l’Australienne saisit sa chance. Demi-finaliste à l’Open de Wuhan puis finaliste à l’Open de Chine, elle arrive au Masters en pleine forme. À Shenzhen, pour sa première apparition dans le tournoi, elle finit en tête de son groupe. En demi-finale, elle élimine brillamment la numéro 2 mondiale, Karolína Plíšková (4-6, 6-2, 6-3). En finale, elle retrouve Elina Svitolina, une joueuse qu’elle n’a jamais battue en cinq confrontations. Cette fois-ci, Ashleigh Barty domine nettement son adversaire (6-4, 6-3). Elle devient ainsi la première Australienne à remporter le Masters depuis Evonne Goolagong en 1976. Grâce à ce résultat, elle est également assurée de terminer l’année numéro 1 mondiale. Depuis l’instauration du classement WTA en 1975, aucune Australienne n’avait encore réussi cette performance. Enfin, sa victoire lui permet d’empocher la somme de 4,42 millions de dollars. Hommes et femmes confondus, il s’agit du plus gros prize money distribué par un tournoi dans l’histoire du tennis.

‏

Ashleigh Barty patronne du circuit WTA : situation durable ou sensation éphémère ?

Actuellement, Ashleigh Barty culmine à 7 851 points au classement WTA. En vue de la saison prochaine, elle possède une avance confortable sur la concurrence, avec notamment 1 911 points de plus que sa dauphine Karolína Plíšková. Quart de finaliste à l’Open d’Australie 2019, Barty aura moins à perdre que la plupart de ses rivales lors du premier Grand Chelem de l’année 2020. Sauf grosse surprise, elle devrait donc rester numéro 1 mondiale quelques mois. En revanche, la suite s’annonce compliquée. Elle devra défendre ses titres à Miami et Roland-Garros pour conserver sa couronne. Va-t-elle y arriver ? C’est possible. Barty n’a disputé que quinze tournois en 2019. C’est peu. Parmi les dix meilleures joueuses du monde, seule Serena Williams a fait moins. En jouant davantage, l’Australienne peut facilement consolider son avance. Néanmoins, elle devra également performer plus régulièrement dans les tournois du Grand Chelem, les Premier Mandatory et les Premier 5. La véritable clé du succès se trouve ici.

Cette saison, Ashleigh Barty a triomphé sur toutes les surfaces : dur extérieur, terre battue, gazon et dur intérieur. Avec son style de jeu très complet, elle possède donc toutes les armes pour rester la patronne du tennis féminin. Cependant, le circuit WTA ressemble étrangement à Game of Thrones ces derniers temps. Tout le monde peut prétendre au trône et la couronne change de tête sans arrêt. Depuis que Serena Williams a cédé sa place en 2017, sept joueuses ont déjà occupé le rang de numéro 1 mondiale. En comparaison, les hommes n’ont connu que quatre numéros 1 mondiaux depuis la prise de pouvoir de Roger Federer en 2004. Ainsi, la concurrence s’annonce rude et il est difficile de se prononcer sur l’avenir.

Élue sportive australienne de l’année, Ashleigh Barty est sans conteste la joueuse de la saison 2019. Son ascension a été impressionnante et ses succès sont mérités. L’histoire aurait été encore plus belle si elle avait triomphé en finale de la Fed Cup avec son pays. Malheureusement, elle a manqué l’occasion d’offrir à l’Australie ce trophée convoité depuis 1974. Malgré cela, les Australiens peuvent être fiers de leur championne. À 23 ans, elle représente clairement l’avenir du tennis féminin aux côtés de joueuses comme Naomi Osaka et Bianca Andreescu. La numéro 1 mondiale sera très attendue en janvier prochain à l’Open d’Australie. Ash pourrait faire tomber un vieux record, en devenant la première Australienne à rempoter le simple dames à domicile depuis Chris O’Neil en 1978.

Crédits photo à la Une: Claude TRUONG-NGOC

17 novembre 2019 0 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
didier deschamps football equipe de france
Équipe de FranceFootball

France-Moldavie: les Bleus se qualifient sans convaincre

Par Edgar Perronnet 15 novembre 2019
Écrit par Edgar Perronnet

Qualifiés avant même le coup d’envoi de leur match contre la Moldavie, les Bleus n’ont pas réalisé une grande performance pour venir à bout d’une équipe moldave vaillante mais limitée (2-1). Néanmoins, cette victoire assure la qualification de l’équipe de France pour l’Euro 2020 et lui permet de reprendre la première place de son groupe.

Le match nul entre la Turquie et l’Islande (0-0) a vraiment fait l’affaire des hommes de Didier Deschamps. Ce résultat qualifiait les Bleus pour le prochain Euro avant même le début de leur match contre la Moldavie au Stade de France. Ce résultat positif a-t-il donné trop de confiance à l’équipe de France ? Les coéquipiers d’Antoine Griezmann sont-ils tombés dans la facilité ? Il y a peut-être un peu de tout ça. En tout cas, les Tricolores ont entamé leur match à l’envers, manquant complètement leur première période et encaissant même l’ouverture du score par Rata (9e) sur une action résumant à travers les erreurs de Lenglet et Mandanda le manque d’agressivité des champions du monde. Malgré tout, même dans la torpeur, les Bleus ont réussi à se sortir de la nasse pour égaliser sur une action litigieuse par Varane (35e). Les Moldaves parleront longtemps de la charge de Giroud sur leur portier Koselev, auteur d’une faute de main après avoir percuté le numéro 9 tricolore.

‏

Une bonne opération comptable malgré tout

La deuxième période nous aura offert une meilleure image de l’équipe de France, plus en maîtrise et plus entreprenante. Mais Mbappé et consorts ont trop souvent galvaudé et précipité leurs gestes offensifs pour ne finalement jamais véritablement inquiéter la défense moldave. Coman et Mbappé n’auront que très rarement pu faire parler leur vitesse et n’ont pas suffisamment utilisé les côtés, butant bien trop souvent sur une arrière-garde adverse bien regroupée dans l’axe. Il aura finalement fallu attendre un pénalty converti par Giroud, auteur de son 39e but sous le maillot tricolore, à dix minutes de la fin (79e) pour que les champions du monde fassent valoir leur statut et viennent à bout de la 175e nation au classement FIFA. Une performance pas du goût des Bleus qui auront à coeur de mieux faire en Albanie dimanche. Un match bien plus compliqué qui, même si la qualification est déjà acquise, revêtira son importance: il s’agira pour les hommes de Didier Deschamps de conserver leur place de leader de cette poule de qualification. Une nécessité si les Bleus veulent s’offrir de meilleurs perspectives pour le tirage au sort des poules du prochain Euro, qui aura lieu le 30 novembre prochain.

Crédits photo à la Une: Xavier NALTCHAYAN

15 novembre 2019 0 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
nicolas mahut pierre-hugues herbert tennis double
Programme TVTous sports

Programme TV sport: ce qu’il ne faut pas rater ce week-end

Par Théo Pienne 15 novembre 2019
Écrit par Théo Pienne

Football, basket, tennis… Au Stade décrypte les rendez-vous sportifs à ne pas manquer ce week-end à la télévision. 

‏

Football. Albanie-France

Dimanche 17 novembre à 20h45 sur TF1

Ultime rencontre des qualifications à l’Euro 2020 pour les hommes de Didier Deschamps qui seront opposés à l’Albanie. Si la qualification a déjà été acquise jeudi face à la Moldavie (2-1), il faut gagner en Albanie pour assurer la première place de ce groupe H.

‎

Basket. Nanterre-Boulogne-Levallois

Dimanche à 16h00 sur RMC Sport 2

Boulogne-Levallois se déplace à Nanterre pour poursuivre son très bon début de saison. En effet, malgré une défaite face au Portel, les Franciliens sont impressionnants et sont même coleaders du championnat avec l’ASVEL. Maintenant il s’agit de s’imposer à Nanterre qui connait un début de saison difficile et qui reste sur une mauvaise série de 5 défaites consécutives. 

‎

Tennis. Masters de Londres, phase finale

Ce week-end sur Eurosport 1

Du tennis ce week-end avec un très beau programme. En effet la phase finale des ATP Finals de Londres est à vivre sur Eurosport 1. Les demi-finales du simple se joueront ce samedi 16 et la finale se déroulera dimanche à 19h00. En somme, des affiches alléchantes à ne surtout pas rater au crépuscule de cette saison 2019 sur le circuit ATP.  À noter également, la qualification de la paire française Herbert-Mahut pour les demi-finales du Masters en double. Affaire à suivre…

Crédits photo à la Une: Carine06

15 novembre 2019 0 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Articles plus récents
Articles plus anciens

à LA UNE

  • Édito: en finir avec le racisme dans le football

    5 décembre 2019
  • Foot européen: les tops-flops du week-end

    4 décembre 2019
  • Dossier. Robert Lewandowski sous-coté, vraiment ?

    2 décembre 2019
  • Dossier. Géant d’Europe en péril, mais où est passé le Milan AC  ?

    1 décembre 2019

Live Foot – transfert foot – PSG

transfert foot – Football Addict – Tennis Addict – Les Nouvelles du Foot

À propos d’Au Stade

En ligne depuis mars 2015, Au Stade s’inscrit jour après jour comme un acteur de l’actualité sportive en France. Cette efficacité et ce professionnalisme ont d’ailleurs été récompensés aux Golden Blog Awards 2015, où Au Stade a été nominé parmi les 10 meilleurs sites de l’année (Catégorie « Sport »).

QUI SOMMES-NOUS ?
CONTACT
LA RÉDACTION
RECRUTEMENT
APPLICATIONS MOBILES
MENTIONS LÉGALES

l’actu sport en temps réel

  • Édito: en finir avec le racisme dans le football

    5 décembre 2019
  • Foot européen: les tops-flops du week-end

    4 décembre 2019
  • Dossier. Robert Lewandowski sous-coté, vraiment ?

    2 décembre 2019

RECHERCHE

catégories

ACTU FOOT – ACTU TENNIS – ACTU BASKET – ACTU CYCLISME – VIDÉOS SPORT

  • Facebook
  • Twitter

@2021 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign


Retour en haut
Au Stade
  • Home