Les nominations aux Trophées UNFP 2025-2026 ont déjà fait beaucoup réagir. Entre absences remarquées et choix discutés, plusieurs observateurs s’interrogent déjà sur la logique de sélection retenue cette saison. Décryptage.
Comme chaque année, les listes des nommés aux Trophées UNFP font parler. Et cette édition 2026 ne fait pas exception. Plusieurs absences ont surpris au moment de la publication des différentes catégories, relançant immédiatement les débats autour des choix effectués par les votants. Au-delà des simples préférences individuelles, c’est surtout la cohérence des critères de sélection qui interroge une nouvelle fois.
Le trophée récompense-t-il vraiment la meilleure performance individuelle ?
Le premier débat concerne forcément les absents. Et un constat saute immédiatement aux yeux : ni le meilleur buteur de Ligue 1, Estéban Lepaul, ni le meilleur passeur du championnat, Adrien Thomasson, ne figurent parmi les nommés pour le trophée de meilleur joueur. Au micro de Ligue 1+, Djibril Cissé n’a d’ailleurs pas caché son incompréhension concernant Lepaul : « Quand même les gars… Donc le meilleur buteur de L1 n’est pas nommé ? », avant d’ajouter : « Moi je l’aurais rajouté. Je suis un grand fan. »
Sans dire que les statistiques doivent tout décider, une telle situation relance forcément le débat : le trophée de meilleur joueur récompense-t-il vraiment la meilleure performance individuelle, ou faut-il aussi évoluer dans le bon contexte collectif pour espérer être nommé ? D’autres absences ont également été relevées, comme celles de Corentin Tolisso, Matthieu Udol ou encore Mamadou Sangaré. Le milieu lensois est d’ailleurs le joueur le mieux noté de la saison selon L’Équipe, ce qui ne fait que renforcer les interrogations autour de son absence dans la liste.
La catégorie Meilleur Espoir au cœur des critiques
La catégorie Meilleur Espoir fait elle aussi beaucoup parler. La présence de profils comme Désiré Doué, João Neves ou encore Warren Zaïre-Emery relance notamment une vraie question : qu’est-ce qu’un “espoir” aujourd’hui ? Car si tous entrent bien dans les critères fixés par l’UNFP, leur statut interroge davantage. Tous sont déjà connus du grand public et évoluent depuis un moment au plus haut niveau.

Désiré Doué (PSG)
Sur RMC, Daniel Riolo a d’ailleurs vivement critiqué cette logique : « Comment il peut y avoir Doué ? Ça fait trois ans qu’il est là. Ce n’est pas possible ça. C’est complètement stupide. Espoir, c’est le mec que tu ne connais pas ou tu l’as vu cette année et il explose. Neves, il est champion d’Europe, en quoi c’est un espoir ? Zaïre-Emery, ça fait 10 ans qu’il est là« . Toujours sur RMC, Walid Acherchour a même proposé une autre piste, en évoquant un modèle plus proche du système rookie en NBA, avec une limite fixée aux une ou deux premières saisons en Ligue 1 pour être éligible. Une manière de réserver la catégorie à de véritables nouveaux visages plutôt qu’à des jeunes déjà installés dans le paysage.
Une sortie qui résume bien le débat actuel : le trophée de Meilleur Espoir doit-il récompenser une vraie révélation découverte par le grand public cette saison, ou simplement le meilleur jeune joueur entrant dans les critères d’âge ? Dans cette même liste, des profils comme Valentín Barco ou Ayyoub Bouaddi collent davantage à cette image de joueur en pleine émergence, ce qui illustre encore davantage le flou autour de la définition de la catégorie.
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Au final, les débats autour des nominations UNFP ne concernent pas seulement les absents ou les nommés. Ils montrent surtout que les critères de sélection restent parfois difficiles à comprendre pour le grand public. Et tant que cette logique ne sera pas plus claire, chaque nouvelle liste continuera de faire parler.