Adil Rami ne minimise pas la crise à l’OM. L’ancien défenseur, devenu consultant, pointe une peur omniprésente dans le vestiaire marseillais, au point d’expliquer les points abandonnés et une mentalité qu’il juge trop fragile pour un club de ce standing.
À l’OM, le nul concédé contre Strasbourg (2-2) n’est pas un simple accident. Pour Adil Rami, il illustre une mentalité vacillante dans un environnement ultra-exigeant, où chaque match ressemble à un examen. L’ex-défenseur marseillais estime que la pression du Vélodrome et de tout l’écosystème olympien finit par ronger les joueurs. À ses yeux, ce n’est pas seulement une question de tactique ou de coaching, mais un problème de mental qui pèse sur la dynamique du club. Et ce qu’il décrit de l’intérieur en dit long sur la tempête actuelle.
“On joue avec la peur” : un verdict sans fard
Adil Rami raconte sans filtre ce climat de tension permanente : « Parfois même, pour être honnête, on joue avec la peur quand on joue avec l’OM. Même quand on gagne. Et on commence à penser négativement en se disant “bon, on gagne 2-0 mais si on en prend un, on est cuit”. C’est grave de penser comme ça. » Pour lui, cette peur s’invite dans les têtes dès qu’un scénario semble tourner, comme face à Strasbourg après les buts de Mason Greenwood et Amine Gouiri. L’OM mène, mais ne se sent jamais en sécurité, ce qui pèse sur chaque prise de décision.
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Et ce mal dépasse le groupe actuel. Rami va plus loin et explique qu’il agit jusque sur le mercato olympien : « C’est pour ça qu’il y a parfois des joueurs qui ne signent pas à Marseille, parce qu’ils ont peur. Il faut avoir un mental d’acier pour assumer ce magnifique club. » Pour l’ancien défenseur, certains talents préfèrent décliner plutôt que d’affronter ce volcan qu’est l’OM. Entre un vestiaire marqué par l’instabilité, des résultats en dents de scie et un banc occupé par un coach intérimaire, la formule de Rami ressemble à un avertissement : à Marseille, tout commence – et se casse – dans la tête.