Au lendemain de la victoire du Real Madrid à Mestalla, Eduardo Camavinga se retrouve au centre des débats. Malgré le 0-2 arraché à Valence, le milieu français est pointé du doigt pour sa prise de risques jugée excessive, symbole d’un jeu madrilène aussi prudent que fébrile.
Sur la pelouse de Valence, le Real Madrid a encore livré une prestation terne, loin du costume de candidat crédible au titre. Si le score final reste flatteur, le contenu, lui, interroge, et Eduardo Camavinga cristallise une partie des critiques. Tomás Roncero, présent dans l’émission Carrusel Deportivo de la Cadena SER pendant Valence – Real Madrid, a pris le milieu merengue en ligne de mire, estimant qu’il incarne les doutes qui entourent l’équipe. Et la suite de son analyse ne va clairement pas adoucir le débat.
Camavinga dans le viseur de Roncero
Au micro de la radio espagnole, le journaliste n’a pas hésité à cibler directement le Français : « Le problème, c’est que Camavinga a perdu la confiance qu’il avait il y a deux saisons. C’est un joueur qui prend parfois des risques inutiles, et ces pertes de balle créent des occasions pour l’adversaire. » Des mots forts, qui rappellent que, malgré son volume de jeu et son aura auprès des supporters, Camavinga reste encore perçu comme une sorte de pièce parfois incontrôlable dans l’entrejeu madrilène. Dans un match aussi fermé que celui de Mestalla, chaque ballon perdu au cœur du jeu devient une alerte rouge.
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Mais Roncero ne s’est pas arrêté au seul cas Camavinga. Pour lui, le problème est plus global et touche le Real Madrid dans son ensemble, bien au-delà d’un joueur. Il déplore un manque criant de mouvement et de personnalité dans les 30 derniers mètres : « Plus largement, au niveau de l’équipe, je trouve qu’il n’y a pas d’appels en profondeur, aucun joueur ne se rend disponible. Certes, Valence défend bien avec ses trois défenseurs centraux, mais il n’y a aucun sentiment de danger, même en un contre un. C’est pourquoi ils jouent comme un essuie-glace. L’équipe manque de confiance, et c’est pourquoi elle ne prend pas de risques. » Une critique qui colle parfaitement au visage affiché par les hommes d’Arbeloa à Valence, sauvés par des éclairs individuels plus que par une vraie maîtrise collective. Sauvés par des éclairs individuels, ils ont manqué de maîtrise collective.