Le PSG de Luis Enrique arrive à un moment charnière avec un constat qui fait mal. En choisissant de ne pas vraiment se renforcer cet été, Paris semble aujourd’hui rattrapé par l’usure, la répétition des matchs et un effectif qui paraît trop juste pour encaisser un tel rythme.
Le PSG traverse une zone de fortes turbulences, et le choix de Luis Enrique de ne pas densifier son groupe cet été revient au centre des débats. Après la défaite contre Monaco, le chiffre avancé par Romain Beddouk a frappé les esprits : Paris en était déjà à 105 matchs disputés depuis le 16 août 2024. Une cadence folle, presque inhumaine, pour un effectif qui n’a pas été suffisamment élargi au moment où le calendrier s’est emballé. Forcément, quand les jambes tirent et que l’élan collectif s’effrite, la question du recrutement ressurgit avec force. Et la suite de son constat en dit long sur la profondeur du malaise parisien.
Le constat est brutal, et il vise clairement la stratégie du club
Romain Beddouk n’a pas contourné le sujet : « Contre Monaco (vendredi soir – ndlr), c’était le 105e match depuis le 16 août 2024. 105. En un an et demi ! Le seul moyen de résister est d’avoir un effectif ultra fourni. À terme les calendriers contraindront les clubs à avoir 50 joueurs sous contrat. Le PSG s’est trompé (en choisissant de ne pas recruter cet été – ndlr), le pari était perdu d’avance. » Une sortie forte, qui résume parfaitement le sentiment du moment autour du PSG : Paris aurait payé cash un pari trop risqué, en misant sur un groupe trop court.
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Dans la foulée, Abdellah Boulma a appuyé là où ça fait mal : « Je persiste à penser, et je l’ai souvent répété, que, même si la saison n’est pas finie pour le PSG, ce groupe avait besoin de sang neuf.…mais c’est là qu’on mesure que le triplé en LDC du Real de Zidane relevait de l’irréel. » Le message est limpide. La saison n’est pas encore terminée, mais l’impression d’un groupe à bout de souffle s’installe de plus en plus sérieusement.