Le PSG avance sur un fil dans ce sprint final, et le constat commence à devenir très lourd autour de Luis Enrique. Fatigue, blessés, manque de rotation, baisse de lucidité : Paris semble prisonnier d’une mécanique qui use tout le monde.
Le PSG n’aborde pas ce rendez-vous avec Chelsea dans le meilleur état possible, loin de là. Après la prestation inquiétante contre Monaco, les difficultés parisiennes ne relèvent plus seulement d’un accident de parcours. Elles dessinent une tendance plus profonde, qui menace directement les plans de Luis Enrique au moment où chaque détail compte. Dans ce contexte, Florian Gazan a livré un constat sévère sur l’état général du groupe, avec une lecture qui en dit long sur ce que Paris traînerait depuis de longs mois.
Florian Gazan décrit une machine parisienne qui se dérègle
Florian Gazan a d’abord pointé l’origine du malaise : « Cette préparation estivale qui n’a pas eu lieu pour cause de Coupe du Monde des clubs, ils la trainent toute la saison. Au début, c’était le physique qui était un peu moins bien, mais il y avait encore le mental. Et au fur et à mesure, ça s’effiloche. » Puis le journaliste a prolongé son analyse avec une formule très forte : « Il y a moins de mental parce qu’il y a plus de fatigue. Il y a moins de confiance parce qu’il y a moins de précision. Tout s’effiloche. Les joueurs sont moins vifs, moins rapides. Contre Monaco, Warren Zaïre-Emery, qui vient d’enchainer 34 matches d’affilée, fait des erreurs car il manque de lucidité. »
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Cette lecture colle forcément avec l’impression laissée par Paris ces derniers jours. Le manque de fraîcheur ne toucherait plus seulement les jambes, mais aussi les choix, les enchaînements et la confiance. Gazan a d’ailleurs poussé le raisonnement jusqu’au danger immédiat : « Le fait de ne pas pouvoir faire suffisamment de rotation à cause des blessés crée une sorte de cercle infernal, qui fait que je ne vois pas comment ils vont pouvoir inverser la tendance, avec une équipe de Chelsea qui va leur rentrer dedans, comme Monaco. » Pour Luis Enrique, l’alerte est claire.