Le PSG a encore frappé fort en dominant le Bayern Munich ce mardi soir au terme d’un spectaculaire 5-4. Au coeur de cette soirée folle, le débat autour de Luis Enrique et de son pouvoir dans le vestiaire parisien reprend soudain une autre dimension.
Le PSG n’a pas seulement marqué les esprits face au Bayern Munich mardi soir. Avec ce succès renversant 5-4 en demi-finale aller de Ligue des champions, le club parisien a aussi relancé une question sensible autour de Luis Enrique : est-il réellement seul maître à bord dans son vestiaire ? Pour Gregory Schneider, la réponse est beaucoup moins évidente qu’elle ne le paraît. Et sa lecture du dossier Safonov-Chevalier en dit long.
Le vestiaire du PSG pèserait bien plus qu’on ne l’imagine
Gregory Schneider l’a résumé sans détour : « Il ne faut pas mésestimer le regard des joueurs sur Luis Enrique : l’air de rien, il vit aussi sous leur regard. Cette idée qu’il serait tout-puissant, qu’il fait ce qu’il veut, ne correspond pas à la réalité. »
Le journaliste va même plus loin en reliant ce rapport de force interne au cas des gardiens : « Dans le cas Safonov vs. Chevalier, force est de constater que Safonov a pris le dessus sur Chevalier lors de la série contre Flamengo. À partir de là, Luis Enrique ne peut plus le sortir. Pas par rapport à nous, médias, Luis Enrique s’en moque, mais par rapport à son vestiaire. »
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Dans la foulée, Gregory Schneider insiste sur la logique sportive qui s’imposerait désormais au PSG : « Il ne peut pas promouvoir une forme de méritocratie en écartant, à ce moment-là, Matvey Safonov, qui fait ses matchs, qui a été plutôt bon contre Chelsea. Donc il ne peut plus sortir Safonov. » Autrement dit, la victoire contre le Bayern conforte un collectif qui gagne, mais elle rappelle aussi une vérité simple : même un entraîneur du calibre de Luis Enrique ne décide jamais totalement seul quand le vestiaire observe, juge et valide.