À l’OM, le départ de Roberto De Zerbi a relancé le procès fait à Pablo Longoria, tandis que Frank McCourt voit monter la pression autour de sa gouvernance et de la stabilité du club.
À l’OM, une question s’impose : McCourt doit-il remettre en cause Pablo Longoria, président d’un projet marqué par une instabilité chronique, des entraîneurs qui se succèdent et un effectif sans continuité ? Dans un contexte explosif, entre vestiaire touché et dirigeants fragilisés, certains estiment que le patron espagnol ne peut plus être épargné. L’un d’eux a décidé de le dire très clairement.
« McCourt doit regarder Longoria en face »
Le journaliste Laurent Hess ne mâche pas ses mots et pointe directement la responsabilité du dirigeant marseillais, jugé trop épargné : « J’ai du mal à comprendre comment Pablo Longoria peut passer à travers les gouttes. C’est tout de même lui le premier décisionnaire à l’OM, et il y a de quoi être déçu de son bilan pour l’instant. Il nomme les coachs et ils partent ou sont poussés vers la sortie. Il choisit les joueurs et pour quelques tops, combien de flops ? Et ce trading permanent. L’autre jour, j’ai trouvé la défaite à Paris symptomatique des maux dont souffre l’OM. Un club en manque de stabilité, un entraîneur perdu, un gardien promu numéro 1 un soir de Classico, et un seul joueur français sur le terrain : Pavard. N’y a-t-il pas un souci d’identité à Marseille ? »
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Ces mots trouvent un écho particulier dans un club déjà sous tension, où une réunion entre joueurs et dirigeants a accompagné la fin de l’ère De Zerbi. Medhi Benatia et Pablo Longoria s’interrogent sur leur avenir, pendant que Samir Nasri doute publiquement de la trajectoire du projet. Dans le fond, c’est bien l’identité marseillaise, entre formation oubliée et trading à outrance, qui se retrouve posée sur la table du propriétaire.