Chez les Bleus, le débat s’est soudain emballé autour du poste de troisième gardien. Entre l’expérience immense d’Hugo Lloris et l’incertitude qui entoure Lucas Chevalier, la réflexion prend une vraie épaisseur à l’approche de la prochaine liste.
Le dossier n’était pas forcément attendu à ce niveau, mais il a pris de l’ampleur ces derniers jours. Alors que Mike Maignan reste installé comme numéro un et que Brice Samba conserve une longueur d’avance dans la hiérarchie, la question du troisième gardien agite désormais les Bleus à l’approche de la prochaine liste. Lucas Chevalier, qui occupait ce rôle lors du dernier rassemblement, voit sa situation fragilisée. Dans le même temps, Hugo Lloris, retraité international depuis janvier 2023, ne fermerait pas la porte à un ultime retour, y compris dans un rôle secondaire. Et c’est précisément là que le débat devient brûlant.
Charbonnier pousse clairement l’idée Lloris
Lionel Charbonnier a posé des mots forts sur cette hésitation. « Au Mondial, le 3e gardien ne doit pas être une pipe, c’est l’un des meilleurs gardiens français, il doit être dans le top 10 minimum. » Une sortie qui résume parfaitement l’enjeu : ce poste n’a rien d’anecdotique dans un grand tournoi pour l’équipe. Pour l’ancien gardien, le profil de Lloris coche justement beaucoup de cases, entre vécu, sérénité et connaissance absolue du très haut niveau.
Il a ensuite développé une idée encore plus nette sur la faisabilité du scénario. « Lloris ? Ça ne me déplairait pas. Déjà, c’est pas à nous de choisir ni au sélectionneur, je pense qu’il va lui demander s’il serait ok d’être remplaçant. Connaissant l’homme, je pense qu’il accepterait de revenir pour aider l’équipe encore une fois, lui n’a pas d’ego. » Puis Charbonnier a insisté sur un détail qui compte dans une hiérarchie de gardiens au plus haut niveau : « Généralement, les gardiens de but, ça se passe très bien quand c’est comme ça, contrairement aux joueurs de champ, et en plus Lloris est très performant en MLS en ce moment. » De quoi installer une vraie hésitation chez les Bleus.