En équipe de France, le dossier du troisième gardien anime déjà les projections avant la Coupe du monde. Entre la montée de Lucas Chevalier et l’ombre d’un possible retour d’Hugo Lloris, le sujet mérite clairement qu’on s’y attarde.
Lucas Chevalier pensait peut-être voir l’horizon s’éclaircir, mais l’hypothèse Hugo Lloris rebrouille soudain les cartes en équipe de France. L’ancien gardien du LOSC, cité parmi les options pour accompagner Mike Maignan et Brice Samba, se retrouve au centre d’un débat inattendu alors que Didier Deschamps doit bientôt trancher. En face, Lloris, 39 ans, n’a jamais été officiellement relancé, mais son nom revient avec insistance au moment où les Bleus préparent leur prochain grand rendez-vous. Et la position de l’ancien capitaine, elle, en dit long sur son état d’esprit.
Lloris ne pousse pas, mais il reste ouvert
Dans les colonnes de L’Equipe, un proche d’Hugo Lloris a résumé la situation avec des mots très forts : « Par pudeur et par respect pour les gardiens en place, il ne fera jamais campagne pour être là, il ne veut pas être celui qui pique la place. » Le message est limpide. L’ancien portier des Bleus ne cherche ni à forcer la main ni à bousculer la hiérarchie installée autour de Maignan et Samba.
La nuance est pourtant essentielle, et elle nourrit tout le feuilleton : « Mais évidemment qu’il ne dirait pas non à une convocation en équipe de France. Encore une fois, il n’est pas question pour lui de se mettre en avant ou d’utiliser des leviers pour réussir à être appelé. » Voilà tout le paradoxe. Lloris ne réclame rien, mais il ne ferme pas la porte. du côté du staff tricolore, la tendance serait claire : ce retour ne serait pas à l’ordre du jour. Pour Lucas Chevalier, l’enjeu est énorme. Car derrière cette rumeur, c’est bien la bataille du numéro 3 qui pourrait prendre une tournure bien plus brutale que prévu.