Champion d’Europe en titre, le PSG avance pourtant sur un fil : derrière des résultats encore satisfaisants, sa défense en déliquescence envoie des signaux de plus en plus inquiétants.
Qualifié dans la douleur pour les huitièmes de finale après une double confrontation éprouvante contre l’AS Monaco, le PSG ne maîtrise plus pleinement sa surface. Sa défense, en pleine déliquescence, autrefois valeur sûre, semble s’effriter match après match. Le bloc parisien peine à presser de manière coordonnée, le premier rideau laisse jouer, le milieu récupère moins de ballons et l’arrière-garde recule. Résultat : les occasions franches adverses se multiplient et chaque ballon aérien inquiète et chaque ballon aérien ou attaque rapide donne l’impression de pouvoir faire vaciller le champion d’Europe.
Une fragilité structurelle qui met tout l’édifice sous tension
Au-delà du seul score face à Monaco, c’est la répétition des symptômes qui interroge et alourdit les constats. En l’espace de quinze jours, Paris a concédé trois buts contre Rennes puis quatre face aux Monégasques, souvent sur des actions où l’axe a été bousculé. Des profils puissants ou mobiles mettent régulièrement en difficulté une ligne défensive trop étirée, parfois mal alignée. Quand le pressing ne suit pas, la charnière se retrouve exposée, les duels sont perdus plus souvent et les compensations arrivent en retard.
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Les cas individuels n’arrangent rien. Le capitaine peine à dominer sa zone aussi haut que le souhaite le projet de jeu, tandis que son partenaire, brillant la saison passée, traverse visiblement sa première période de turbulences, entre placements hésitants et interventions moins tranchantes. Surtout, les alternatives ne rassurent pas encore suffisamment pour bousculer la hiérarchie. Le constat chiffré est implacable : en Ligue des champions, le champion sortant a déjà encaissé 15 buts en 10 matchs, soit autant que sur l’intégralité de la campagne victorieuse précédente, en 17 rencontres. À ce niveau, une telle porosité devient rédhibitoire : sans un rééquilibrage tactique rapide et un regain d’autorité derrière, le rêve de back-to-back pourrait bien rester à l’état d’intention.