Au PSG, tout n’a pas toujours été simple pour Jérôme Rothen. Derrière l’histoire d’amour avec Paris, son père Jean-Pierre avoue encore aujourd’hui ses réserves sur ce choix de carrière et ses conséquences chez les Bleus.
Pour beaucoup de supporters du PSG, Jérôme Rothen reste l’un des symboles de la génération Parc des Princes des années 2000. Mais derrière cette image de joueur engagé sous le maillot parisien, le père de l’ancien milieu de terrain confesse qu’il n’a jamais validé à 100 % ce tournant. À ses yeux, la trajectoire de son fils aurait pu être bien différente, notamment en équipe de France, et ses souvenirs de père de joueur international sont teintés d’un léger goût d’inachevé. De quoi donner un éclairage très intime sur ce passage au PSG, vu depuis la famille Rothen.
« Je n’étais pas d’accord pour Paris »
Jean-Pierre Rothen ne cache rien de ses doutes : « Mon meilleur souvenir est son premier match en équipe de France, à Lens. En tant que papa, ça fait drôle. En revanche, je n’étais pas d’accord pour qu’il signe à Paris juste après Monaco. » Il développe ensuite ses regrets : « Je n’étais pas d’accord, car il avait des propositions de gros clubs et que sa signature à Paris lui a gâché son aventure avec l’équipe de France. S’il avait signé à Chelsea, je pense qu’il aurait pu davantage jouer à gauche avec les Bleus. »
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Le père de Jérôme Rothen explique aussi que ces réserves ne datent pas d’hier, et remontent à ses débuts : « J’avais déjà refusé qu’il signe à Paris lorsqu’il était jeune, car il y a trop de tentations et les jeunes avaient du mal à intégrer l’équipe première à l’époque. J’avais préféré qu’il joue à Versailles en U15 avec Thierry Henry. » De son côté, l’ancien gaucher du PSG rappelle à quel point ce parcours est d’abord une histoire de famille : « J’ai une relation fusionnelle avec mon papa. S’il n’avait pas été là pour m’emmener aux quatre coins de France, je n’aurais pas pu faire ce que j’ai fait. Il a toujours été mon confident. Je dois beaucoup à mes parents notamment pour l’éducation qu’ils m’ont donnée. » Des confidences qui racontent autant le poids d’un choix de club que la force d’un lien père-fils.