Le Paris Saint-Germain a touché 144 M€ de l’UEFA grâce à sa campagne victorieuse en Ligue des champions 2024-2025. Un montant record, dopé par le nouveau format à 36 équipes et l’enveloppe des primes revue à la hausse. Au-delà des revenus liés à la C1, le club a également réalisé une année record en termes de recettes. Explications.
Le chiffre est désormais officiel et il donne la mesure de l’exploit parisien du 1er juin 2025 face à l’Inter Milan. En additionnant toutes les lignes de rémunération, le PSG encaisse 144,415 M€ sur la saison européenne 2024-2025 selon de récents chiffres officiels consultés par nos confrères de Sportune. Cette somme, légèrement inférieure à celle publiquement communiquée au moment du sacre (145 M€), ne vient pas seulement de la victoire finale – elle est le produit d’une mécanique financière plus généreuse que par le passé, reflet d’une compétition transformée et plus lucrative, où les résultats des matchs de la Ligue des Champions influencent directement le niveau des primes.
Un jackpot détaillé et une C1 plus riche que jamais
Le détail des gains éclaire le virage pris par la C1. Le PSG commence par la prime de qualification à 18,620 M€. S’ajoutent ensuite les performances en phase de ligue – 9,516 M€ – puis la rémunération liée au classement dans cette même phase – 8,050 M€. À partir des matches couperets, le compteur s’emballe : 11,000 M€ pour les huitièmes, 12,500 M€ pour les quarts, 15,000 M€ pour la demi-finale et 25,000 M€ pour la finale remportée.
Reste un levier majeur souvent sous-estimé, le pilier dit de « valeur », qui combine marchés TV nationaux et coefficient historique des clubs : 44,729 M€ en plus pour Paris. Addition faite, on atteint les 144,415 M€. Ce pactole s’explique aussi par la nouvelle architecture de la compétition.
L’UEFA a élargi le plateau à 36 équipes et porté l’enveloppe des primes à la hausse – +21% sur l’édition 2024-2025 – pour un total distribué de 2,467 Md€ à l’échelle du tournoi. Concrètement, davantage de matches à enjeu, suivis de près par les fans – que cela soit à la TV, sur les réseaux sociaux ou encore sur une application de foot sur IPhone – qui, in fine, favorisent toujours plus les cadors européens. Et le PSG en est le grand bénéficiaire cette saison, capitalisant à la fois sur ses résultats sportifs et sur son poids économique continental.
Une saison record pour le PSG en termes de recettes
En dehors du chèque géant de la Ligue des champions, la saison 2024-2025 du PSG a battu tous les records de recettes. Le club avait présenté au printemps 2024 un budget prévisionnel 2024-2025 à 806 M€ devant la DNCG, sans anticiper – bien sûr – d’aussi importantes recettes liées à un parcours sans faute à la fois en C1 et au Mondial des clubs (qui a rapporté la modique somme de 120 M€ !). De ce fait, selon certaines estimations, le club aurait généré plus de 900 M€ de recettes en 2024-2025 – un record historique.
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Car au-delà de la C1 et du Mondial des clubs, il faut aussi comptabiliser les flux de revenus traditionnels – droits TV Ligue 1 (en berne toutefois), primes des compétitions nationales, sponsoring et hospitalités -, une affluence record au Parc des Princes et un merchandising boosté par la conquête de l’Europe. En clair, le sportif alimente l’économique et inversement, avec une intensité rarement vue. Et cette manne offre au club une marge de manœuvre renforcée – entre investissements sportifs, développement de l’infrastructure et consolidation de son modèle – à l’heure d’aborder les prochains défis européens.