Sur le plateau de Winamax FC, Walid Acherchour n’a pas pris de gants pour évaluer le jeu d’Igor Paixao dans la rencontre face à l’Union Saint-Gilloise avant-hier soir. Un réquisitoire frontal.
L’Olympique de Marseille a encore manqué de justesse face à l’Union Saint-Gilloise, mais a su arracher une belle victoire malgré un déplacement à l’extérieur périlleux. Si l’abattage de Paixao sans ballon est réel, le joueur n’a pas été réellement capable de faire la différence en un contre un, malgré un but inscrit. Acherchour a traduit ce malaise avec des mots durs, mais qui résonnent avec ce que le terrain a montré : pressing généreux, oui, mais trop peu de différences créées balle au pied.
« Tu dois au moins avoir un pouvoir de dissuasion »
« Paixao ? Il court, il fait des efforts, il est généreux. Je n’ai aucun problème là-dessus et je le vois sur le terrain. Maintenant, quand tu regardes son rapport au ballon, tu saignes des yeux. Son pouvoir d’élimination est inexistant » relève le consultant de Winamax FC, pointant la faille qui plombe les transitions et la capacité de l’OM à gratter des mètres.
Acherchour explique aussi, avec une pointe d’ironie : « Quand tu vois que Weah fait plus de différence en 1 contre 1 que lui, c’est une triste réalité. S’il n’a pas 25 mètres à courir pour faire la différence, il est mort. »
Acherchour poursuit : « J’aimerais bien voir ses qualités de percussion, mais je ne les vois pas. Il y a une stérilité sans nom à chaque fois qu’il a le ballon : soit il revient vers l’arrière, soit il perd ses duels. Alors oui c’est bien les efforts défensifs, mais quand tu as coûté ce prix-là, quand tu as ce standing-là, tu dois au moins avoir un pouvoir de dissuasion. »