Dans un entretien à venir sur Canal+, Chancel Mbemba revient sur sa mise à l’écart à l’Olympique de Marseille. Le Congolais parle de « torture morale » et confirme avoir saisi la justice contre l’OM.
Arrivé à Lille après un été de séparation amère, Chancel Mbemba n’a pas tourné la page de l’OM. Le défenseur de la RD Congo, écarté pendant de longs mois la saison dernière, décrit une période « très mal vécue », marquée par un flot de rumeurs et une pression médiatique constante. L’ancien Marseillais a même déposé plainte contre son ex-employeur pour sa mise à l’écart, preuve que le dossier dépasse le simple cadre sportif et pourrait connaître des suites judiciaires. Le joueur s’est confié sans détour sur l’onde de choc psychologique laissée par cet épisode.
« Mon avocat sait, mais moi, c’est le foot » : un témoignage brut
« Si je sais pourquoi je me suis embrouillé avec Marseille et j’ai été mis de côté ? Mon avocat sait, mais moi, c’est le foot. Moi, j’ai subi une année de torture dans la presse, de la torture morale, mais je ne sais pas, je ne sais pas… », a lâché le Lillois dans un entretien annoncé par Canal+. « C’était de la torture morale », insiste encore Mbemba, dont les mots semblent décrire un véritable supplice moral.
Si la version actualisée de l’OM reste à entendre, l’affaire pose une question simple : comment bascule-t-on d’un statut de taulier à celui d’indésirable sans explication ? La plainte évoquée par le joueur laisse penser que le débat se poursuivra devant les instances compétentes.
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Sportivement, Lille récupère un défenseur revanchard et toujours international. Psychologiquement, l’homme revendique une reconstruction après une saison à l’arrêt. Si la justice tranche un jour, le verdict dépassera le cas Mbemba : il dira quelque chose de la manière dont les clubs français gèrent leurs “lofteurs” et leurs actifs en période de turbulence.