L’OM n’a pas fini de faire parler. L’arrivée de Stéphane Richard à la présidence ravive le feuilleton autour d’une vente du club, mais les propos d’Hugo Guillemet rappellent surtout une chose : à Marseille, entre fantasmes de rachat et réalité économique, le dossier reste bien plus nuancé qu’il n’y paraît.
L’OM voit donc la question de la vente du club ressurgir avec l’arrivée de Stéphane Richard, nouveau président appelé à prendre la direction de l’Olympique de Marseille. Dans un contexte tendu, marqué par des spéculations récurrentes dès que le sportif vacille, Hugo Guillemet a remis un peu d’ordre dans le débat. Pour le journaliste, cette nomination ne change pas fondamentalement la donne autour de Frank McCourt. Et la sortie qu’il a livrée sur le plateau de L’Équipe du Soir dit beaucoup de la température de ce dossier.
Hugo Guillemet calme le jeu, sans fermer totalement la porte
Hugo Guillemet a d’abord posé le cadre : « L’OM est-il à vendre ? Je dis, en quoi la nomination de Stéphane Richard prouve que l’OM est ‘plus’ à vendre qu’avant ? Pour moi, tous les clubs sont à vendre entre guillemets, à part le PSG dans l’absolu. » Une prise de position forte, qui va à rebours de l’emballement observé ces dernières heures autour de l’OM. Derrière la venue de Stéphane Richard, il voit d’abord un profil chargé d’assainir la situation et de remettre de l’ordre dans les finances du club marseillais.
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Puis le journaliste a prolongé son raisonnement avec une formule très claire : « La réalité, c’est que si quelqu’un arrive avec 600 ou 700 millions d’euros, McCourt va probablement vendre. Tout est à vendre, tout est à acheter. C’est le principe de base de l’économie. » Autrement dit, l’OM ne serait pas davantage à vendre aujourd’hui qu’hier, mais il ne serait pas non plus intouchable. C’est toute l’ambiguïté du moment marseillais : Stéphane Richard incarne surtout une mission de redressement, même si une offre hors normes pourrait rebattre les cartes.