L’OM s’apprête à confier un chantier immense à Grégory Lorenzi. Après dix ans à Brest, le dirigeant corse va changer de dimension dans un club bouillant, exposé, instable, où chaque décision prend tout de suite une ampleur démesurée.
À Marseille, le nom de Grégory Lorenzi ne laisse déjà personne indifférent. Annoncé pour prendre les commandes du secteur sportif de l’OM, l’ancien homme fort de Brest débarquerait dans un contexte bien plus électrique que celui qu’il a connu en Bretagne. La pression populaire, l’urgence des résultats et l’incertitude autour du prochain cycle rendent sa mission particulièrement sensible. Son premier gros dossier serait même déjà sur la table : le choix du futur entraîneur, alors que le banc marseillais apparaît plus fragile que jamais. Avant même de juger ses premiers actes, un proche du dossier a livré un éclairage très fort sur son profil.
Un profil jugé armé pour le grand bain marseillais
Olivier Dall’Oglio a résumé le défi avec lucidité : « Grégory Lorenzi ? Oui, il y a un monde d’écart entre l’OM et Brest, la pression est complètement différente, surtout en ce moment, mais, s’il y va, c’est qu’il se sent prêt. » Le constat est limpide. Marseille n’offre ni patience, ni confort, ni transition douce. Il faut décider vite, encaisser fort et garder une ligne claire dans le bruit permanent.
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L’entraîneur va même plus loin : « C’est un Corse, avec la mentalité du Sud, et il ne sera pas surpris par ce contexte. C’est une suite logique pour sa carrière et un vrai challenge. Il aurait pu prendre un club intermédiaire, mais il préfère plonger dans le grand bain. Pourquoi pas ? Il faut bien y aller un jour, et il a les épaules pour. » Tout est là. Lorenzi arrive avec une vraie réputation de bâtisseur, mais l’OM ne pardonne rien. S’il impose rapidement une direction, notamment sur le banc et sur la gestion d’un effectif à remodeler, alors Marseille pourrait tenir son nouveau patron sportif.