Habib Beye débarque à l’OM dans la tempête : après une première défaite à Brest, le nouvel entraîneur jouera déjà très gros lors de l’Olympico face à l’OL au Vélodrome.
Sur le banc de l’OM pour la première fois à Brest, Habib Beye a connu un baptême du feu raté avec un revers 2-0 et une équipe marseillaise rapidement débordée. Défense fébrile, leaders en dedans, doute palpable : ce premier OM version Beye n’a pas rassuré. Mais le vrai tournant se profile déjà contre l’OL, au Vélodrome, lors d’un Olympico où le coach olympien pourrait voir sa situation se tendre très vite en cas de nouveau faux pas.
Beye déjà sous pression avant l’OL
Ce constat, c’est celui de Raphaël Nouet, journaliste chez But! Football Club, qui rappelle le contexte délicat entourant la nomination de l’ancien défenseur et qui lâche : « Je ne m’attendais à aucun miracle à Brest. Habib Beye n’avait eu qu’une séance d’entraînement avec les joueurs, ce n’est pas assez pour changer quoi que ce soit. Par contre, s’il n’y a pas d’amélioration contre Lyon, après une semaine de stage en Espagne, là on pourra commencer à se poser des questions. Ou, plutôt, on aura confirmation que Beye n’était pas forcément le meilleur choix pour succéder à Roberto De Zerbi, vu son manque d’expérience et son aventure très compliquée au Stade Rennais. » Pour lui, l’affiche face à l’OL, après un stage en Espagne, fera figure de premier examen sérieux. Dans cette optique, ses propos sonnent comme un avertissement adressé autant au club qu’au technicien marseillais.
Car au-delà du score de cet OM-OL, c’est la manière qui sera jugée : intensité défensive, agressivité dans les duels, animation offensive plus fluide. Une victoire contre Lyon offrirait à Habib Beye de l’air et du crédit pour installer ses idées à l’OM. À l’inverse, une nouvelle prestation indigente devant un Vélodrome sous tension nourrirait encore davantage les doutes sur sa capacité à relancer une équipe en crise.