Lucas Chevalier aborde un tournant brutal avec l’équipe de France. Resté sur le banc pendant toute la tournée américaine, le gardien du PSG voit son statut reculer au pire moment, à quelques semaines d’une liste qui comptera lourd pour le Mondial.
En équipe de France, le signal est clair pour Chevalier. Lors du rassemblement de mars, Didier Deschamps a utilisé vingt-cinq de ses vingt-six joueurs face au Brésil puis à la Colombie, et un seul Bleu n’a pas eu la moindre minute : le portier parisien. Repassé derrière Brice Samba dans la hiérarchie, déjà freiné au PSG par la concurrence de Matveï Safonov, il aborde désormais la dernière ligne droite avec un vrai poids sur les épaules. Et les mots qui circulent autour de son cas en disent déjà long sur la tendance.
Une alerte qui tombe au plus mauvais moment
Le constat est sévère, et il vient d’un journaliste de L’Equipe : « Ils ont retrouvé un homme en manque de confiance et moins rassurant qu’en début de saison. » Cette phrase résume le malaise. Car au-delà du simple déclassement, c’est bien l’impression laissée au staff des Bleus pendant ce rassemblement qui interpelle. Le talent de Chevalier n’est pas effacé, mais son élan, lui, semble s’être cassé au moment où la concurrence se resserre le plus.
Dans le même temps, Brice Samba a pris soin de le soutenir publiquement, avec un message propre, presque protecteur : « Lucas, on le soutient, on est derrière lui. On connaît tous ses qualités. » Le message est propre, presque protecteur, mais il confirme aussi que le gardien traverse une passe délicate. Avec une liste annoncée le 14 mai pour un Mondial prévu du 11 juin au 19 juillet, le scénario prend forme : Mike Maignan et Samba avancent avec une longueur d’avance, tandis que la place de numéro 3 n’a plus rien d’une évidence pour Chevalier.