L’élimination de Chelsea face au PSG en C1 a laissé des traces bien au-delà du score. À froid, Marc Cucurella a mis des mots sur le malaise des Blues, en pointant clairement les limites du projet porté par BlueCo.
Chelsea n’a pas seulement été battu par le PSG, il a aussi semblé dépassé par l’événement. Sortis en huitièmes de finale de Ligue des champions après deux défaites lourdes, les Blues ont payé leur manque de vécu dans une affiche de très haut niveau. Marc Cucurella, cadre du vestiaire londonien, n’a pas cherché à masquer sa frustration et a relié cet échec à la stratégie menée par les propriétaires du club. Et la sortie de l’Espagnol dit beaucoup plus qu’un simple regret d’après-match.
Cucurella met le doigt sur le vrai malaise
Dans son analyse, le latéral gauche assume une critique directe de la ligne choisie par BlueCo : « Contre le PSG, il nous a manqué des joueurs qui étaient déjà passés par ce genre de situation. Je comprends que ça fait partie de la politique du club et qu’ils veulent aller dans cette direction : recruter de jeunes joueurs et regarder vers l’avenir. Mais, pour tous ceux qui sont encore là et qui veulent gagner de grands trophées, des moments comme celui-ci te découragent. »
À lire aussi
PSG-Lens : comment les Lensois peuvent se moquer des Parisiens – Riolo a une idée
PSG : pourquoi Chevalier va retrouver sa place de titulaire d’ici la fin de saison
PSG : Safonov de nouveau numéro 2 la saison prochaine ?
PSG : Cabaye, les raisons d’un départ probable à Brest
PSG : Riolo s’incline devant le stratège Enrique – sa stratégie de « retard à l’allumage » a fonctionné
Mercato – PSG : Ramos est courtisé, Enrique le complimente
PSG-Liverpool : Kvaratskhelia, Zaïre-Emery… ce gros regret exprimé par les Parisiens
PSG : l'actu du moment
»
Le constat est lourd, parce qu’il ne vise ni un match raté ni une erreur isolée. Cucurella regrette aussi « l’instabilité » née du départ d’Enzo Maresca en cours de saison, lui qui estime que ce choix « a eu un gros impact sur nous ». Puis il enfonce le clou : « Pour faire un changement comme ça, le mieux est d’attendre la fin de la saison. » À Chelsea, l’idée de bâtir pour demain existe bien, mais la C1 rappelle une vérité brutale : sans repères, sans continuité et sans joueurs habitués à ces rendez-vous, le talent brut ne suffit pas toujours face à une machine comme le PSG.