La règle des 65 matchs complique la course au MVP et au DPOY pour Victor Wembanyama. Mais le Français des San Antonio Spurs garde une vraie fenêtre : celle du titre de meilleur 6e homme de l’année.
San Antonio enchaîne et s’installe parmi les cadors à l’Ouest, avec un bilan solide et une série de succès marquants. Dans ce contexte, Victor Wembanyama continue d’être géré avec précaution : 14 matchs manqués depuis le début de l’exercice et plusieurs entrées en jeu comme remplaçant. Résultat : la nouvelle réglementation des 65 apparitions rend désormais très improbable une consécration en tant que MVP, ou même un sacre de Défenseur de l’année. Pour autant, tout n’est pas refermé pour l’intérieur tricolore : le Sixth Man of the Year (meilleur 6e homme) s’invite clairement dans le débat, d’autant que le critère d’éligibilité prioritaire de ce trophée reste le nombre de matchs commencés sur le banc par rapport aux titularisations.
Sixth Man : l’option la plus crédible pour Wemby
Utilisé en sortie de banc, Wembanyama affiche une production de haut niveau et un impact immédiat : près de 20 points, 9 rebonds et près de 2 contres en un peu plus de vingt minutes de moyenne, avec une efficacité qui se ressent dans les résultats collectifs.
L’explosion ponctuelle existe aussi : on pense à ces 30 points claqués en 21 minutes face à Memphis, symbole d’une domination express. Dans la course au trophée, le Français croiserait la route d’un tenant du titre (Payton Pritchard) et même d’un coéquipier sérieux candidat, Keldon Johnson, souvent utilisé comme “spark” offensif depuis le banc.
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Mais le profil unique de Wemby – volume au scoring, dissuasion au cercle, rebond – pose un vrai casse-tête aux votants. Wembanyama demeure un démolisseur de tirs (meilleur contreur en rythme de croisière) et un rebondeur d’élite, des marqueurs qui nourrissent aussi sa candidature à ce titre individuel. Si le staff des Spurs poursuit cette gestion, le scénario d’un premier trophée individuel cette saison est tout sauf utopique.