Touché au mollet gauche, Victor Wembanyama va manquer plusieurs semaines. Entre calendrier de réévaluation et alertes du corps médical, San Antonio marche sur des œufs avec sa pépite française. Les médecins seraient « très inquiets ».
Le coup est rude pour les San Antonio Spurs. Après une IRM, Victor Wembanyama est annoncé absent « quelques semaines », avec une réévaluation attendue d’ici deux à trois semaines selon les informations relayées par ESPN. Une gestion conservatrice qui confirme la volonté des Spurs de ne prendre aucun risque avec son franchise player de 2,23 m, d’autant que la course aux trophées individuels impose désormais un plancher de 65 matchs disputés pour être éligible en fin de saison. Autrement dit, l’enjeu dépasse la simple période de repos : il s’agit d’éviter l’effet boule de neige d’une blessure musculaire à ce stade de la saison.
Alertes des médecins : « chaîne » musculaire à surveiller de près
Des praticiens consultés par la presse US mettent en garde : une tension au mollet n’est « jamais isolée ». Ces médecins du sport seraient même « très inquiets ». En effet, chez un profil hors normes comme Wembanyama – mobilité d’arrière, gabarit de pivot – les compensations peuvent solliciter ischios, hanche, voire entraîner d’autres pépins si la reprise est précipitée. C’est le sens des explications relayées ce jeudi dans la presse US. En clair : mieux vaut perdre quelques matchs maintenant que des semaines plus tard.
Dans ce contexte, San Antonio devrait maintenir une stratégie ultra prudente : pas de calendrier public ferme, uniquement des « checkpoints » médicaux et un retour uniquement si tous les voyants sont au vert. Ce timing, qui pourrait coïncider avec la période des fêtes si la réévaluation est concluante, évite le va-et-vient qui fragilise les fibres et limite l’accumulation de minutage à la reprise.
Sportivement, les Spurs doivent absorber l’absence de leur aimant à contre, réorganiser les responsabilités au rebond et continuer de créer des tirs de qualité sans son gravity unique. S’il y a une leçon à retenir, c’est que la saison de Wemby se gagnera autant dans la salle de soins que sur le parquet.