Alexander Bublik a confié avoir sérieusement songé à stopper sa carrière en début d’année 2025. Des propos qui permettent de mieux comprendre sa métamorphose sur le circuit.
Auteur d’une saison 2025 XXL (4 titres sur trois surfaces, quart de finale à Roland-Garros) et désormais 11e mondial, le Kazakh a pourtant vécu des semaines de doute au sortir de l’année 2024. Dans une récente interview, Bublik explique ce basculement mental intervenu après Indian Wells et les ajustements techniques qui ont suivi, confirmant à demi-mot combien la peur de quitter l’élite l’a bousculé.
« J’avais peur de sortir du Top 100 » : un électrochoc salvateur
Alexander Bublik confie : « J’étais très insatisfait de moi‐même à la fin de la saison dernière, et même au début de celle‐ci. J’ai même envisagé de mettre un terme à ma carrière, car j’avais peur de sortir du top 100 ; cela aurait tout changé. Après Indian Wells, je suis parti trois jours à Las Vegas pour décompresser, mais en réalité, je suis reparti assez inquiet. À partir de là, c’était comme le début d’une mission. J’ai essayé de varier mon jeu et, soudain, je suis devenu beaucoup plus régulier. »
Bublik poursuit : « Mon entraînement a aussi évolué ; par exemple, j’ai considérablement amélioré mon coup droit, surtout sur terre battue. J’ai gagné en confiance lors des tournois Challenger, en me battant pour remonter au classement. J’ai amélioré ma condition physique et le changement de raquette a été déterminant : un modèle beaucoup plus léger, de 291 grammes », confie Bublik (propos relayés par We Love Tennis et TennisTemple).
Au-delà du coup de projecteur médiatique, ces mots disent tout d’un virage maîtrisé. Bublik a durci ses standards, assumé un travail plus rigoureux et trouvé des solutions concrètes (réglages techniques, physique, matériel) pour gagner en constance semaine après semaine. Sa série de titres et son bond au classement confirment que la peur, bien canalisée, peut redevenir un formidable moteur.
Reste maintenant l’étape suivante : transformer cette régularité en statut de top 10 durable, avec l’Australie en ligne de mire. Si le déclic est réel, le Kazakh possède l’arsenal pour s’installer parmi les patrons du vestiaire. À 28 ans, il a prouvé qu’on peut réécrire son récit sans renier son tennis spectaculaire.