La séparation entre Carlos Alcaraz et Juan Carlos Ferrero continue de faire réagir le circuit. L’ex-n°4 mondial Greg Rusedski estime que l’Espagnol devra affronter un véritable choc mental à court terme.
Depuis l’annonce du départ de Juan Carlos Ferrero, figure tutélaire du projet Alcaraz, le vestiaire ATP s’interroge : que va devenir le jeu, mais surtout l’équilibre du prodige de Murcie ? L’avertissement est venu de Greg Rusedski, voix écoutée du tennis britannique et fin observateur des dynamiques joueur-staff. Pour lui, le défi ne se limite pas à la tactique ou au physique : c’est d’abord une question de repères psychologiques. Pour Carlos Alcaraz, perdre un mentor, c’est ébranler une boussole qui, depuis ses débuts, orientait le champion dans les moments brûlants.
Rusedski met en garde : l’après-Ferrero, un test mental pour Alcaraz
Greg Rusedski explique : « La perte de Ferrero va‐t‐elle rendre Carlos Alcaraz plus fort ? Va‐t‐elle lui donner plus de courage ? Je suis encore indécis, mais je pense que la perte de Juan Carlos Ferrero est énorme. Il n’était pas seulement un excellent entraîneur, il était aussi parfois comme un deuxième père pour lui. »
« Un tel départ provoque des turbulences émotionnelles, car lorsque vous avez un petit doute ou que vous ne jouez pas comme il faut, avez‐vous cette personne forte dans votre box pour vous dire ce qu’il faut faire ? Nous allons très bientôt découvrir si la séparation entre les deux est aussi préjudiciable que nous le pensons » poursuit Rusedski.
À lire aussi
Kyrgios en colère après son match contre Sabalenka : « Il faut mettre fin à ce lavage de cerveau »
ATP : Alcaraz et Sinner intouchables ? « Je ne pense pas que quiconque soit encore prêt à les battre »
ATP : « Je ne veux pas le jouer en 2026 », Medvedev désigne son bourreau
ATP : Alexander Bublik, l’aveu choc sur sa possible retraite
“Inaccessible pour les pauvres” : Thiem dénonce l’élitisme du tennis
Reste à voir comment le clan Alcaraz rebat ses cartes. Un nouveau staff peut apporter un regard frais, renouveler des routines, relancer une dynamique. Mais le temps d’adaptation existe, et le calendrier ATP ne pardonne pas. À Carlos Alcaraz de transformer cette zone de turbulences en piste d’envol.