Au PSG, le débat autour de Désiré Doué prend une nouvelle tournure. Brillant par séquences mais encore trop irrégulier pour s’installer durablement, le jeune Parisien serait bien plus redoutable en sortie de banc, là où son énergie, sa fraîcheur et son tempérament pourraient faire basculer un match.
Au lendemain de la victoire du PSG contre Chelsea, Raymond Domenech a ciblé le cas Désiré Doué avec une lecture très nette. Pour l’ancien sélectionneur, le problème n’est pas le talent du joueur, mais sa capacité à enchaîner les bonnes décisions sur la durée. Trop intermittent, parfois trop attiré par le geste de trop, Doué n’offrirait pas encore toutes les garanties pour débuter régulièrement. En revanche, dans un rôle plus explosif, plus instinctif et plus nerveux, il pourrait devenir une arme précieuse pour Luis Enrique. Et la suite de la sortie de Domenech dit encore plus clairement le fond de sa pensée.
Domenech voit en Doué un supersub idéal
Raymond Domenech a d’abord planté le décor : « Quand il commence à prendre le ballon, à aller provoquer, à accélérer, on se dit que là il est bien, mais quand il veut faire son show, il est fatigant. Et en plus, il ne réussit pas. Parce que s’il faisait ses prises de balle en mouvement, il peut être extraordinaire, il a un talent fou. »
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Puis le consultant a poussé l’idée jusqu’au bout, avec une formule qui a marqué : « S’il y a besoin de virer Désiré Doué pour qu’il rentre et qu’il soit en colère pour être efficace… En joker, il est parfait. Dans ce rôle, en tant que joker, il serait parfait parce qu’il va avoir un peu les boules et il va être obligé de se bouger pour pouvoir essayer de gagner sa place. » Le message est brutal, mais il repose sur une vraie logique de haut niveau : utiliser la frustration du joueur comme moteur, et faire de sa fougue une force immédiate plutôt qu’un pari sur 90 minutes.