Entre effectif déséquilibré et besoin de liquidités, l’AS Saint-Étienne a tout intérêt à étudier une vente de Lucas Stassin dès janvier. Le timing, l’état de l’effectif et la valorisation de l’attaquant plaident pour un départ hivernal. Explications.
La question s’invite avec insistance au Forez : pour espérer monter en Ligue 1, l’ASSE doit-elle sacrifier sa pépite belge dès cet hiver ? Car les faits indiquent un effectif à deux vitesses. Devant, c’est pléthorique et performant : 35 buts en 17 journées, meilleure attaque de Ligue 2, avec une concurrence dense (N’Guessan, Cardona, Duffus, Stassin, Boakye, Ben Old, Davitashvili). Derrière et au milieu, c’est plus fragile : le trio Moueffek-Jaber-Tardieu s’use, tandis que la défense aligne les pépins (Chico Lamba, Annan, Traoré, Joao Ferreira blessés) et des cas particuliers (Stojkovic, Ben Old utilisé latéral). Dans ce contexte, Lucas Stassin n’est plus indiscutable et sa vente apparaît comme un levier sportif autant que financier.
Un secteur offensif surchargé, des priorités ailleurs
Eirik Horneland doit distribuer les minutes entre de nombreux profils offensifs. Céder Stassin clarifierait la hiérarchie et conforterait des émergents comme Djylian N’Guessan, tout en maintenant une densité suffisante même si la blessure de Joshua Duffus complique la donne.
Surtout, les besoins criants ne sont pas devant : il faut régénérer l’entre-jeu et sécuriser la ligne arrière. L’équation sportive est limpide : décharger un poste excédentaire pour renforcer des zones faibles, sans perdre en dangerosité offensive.
L’argument économique achève de convaincre. Prudente, l’organisation Kilmer Sports Ventures ne dépassera pas les 5-7 M€ de dépense sans vente majeure. Or l’ASSE vise un meneur de jeu et doit retrouver de la marge de manœuvre. Valorisé autour de 15-20 M€, Stassin peut rapporter bien plus (transaction évoquée autour de 30 M€), de quoi financer deux à trois renforts immédiats.