Le Real Madrid a encore frappé un mur à Majorque, et cette défaite 2-1 laisse des traces profondes. Au-delà du score, c’est surtout la gestion d’Álvaro Arbeloa qui cristallise les débats, à quelques jours d’un rendez-vous européen déjà brûlant.
Majorque-Real Madrid n’a pas seulement coûté trois points aux Merengues, il a aussi relancé les critiques autour d’Arbeloa, dans un contexte déjà très tendu. Battu 2-1 à Son Moix, le club madrilène s’éloigne très sérieusement du titre en Liga après une nouvelle contre-performance dans un stade où il fallait répondre présent. Dans la foulée, Paco González a pointé des choix tactiques qu’il juge mal sentis, estimant que le timing n’était pas bon pour redistribuer les cartes. Et la prise de parole d’Arbeloa, elle, en dit long sur la tension du moment.
Paco González charge, Arbeloa assume tout
Paco González n’a pas tourné autour du pot au moment d’analyser la copie madrilène : « Ce n’était pas le moment de dire : ‘Allez, donnons du temps de jeu à Bellingham.’ Non. Même pas à Militão ! » Le journaliste estime que il fallait au contraire pousser avec toutes les armes offensives disponibles, quitte à laisser Aurélien Tchouaméni sur le banc. Une lecture sévère, mais qui résume le sentiment d’un Real Madrid trop tendre, trop lent et surtout trop imprécis dans ses choix.
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De son côté, Arbeloa a choisi de protéger son vestiaire en prenant toute la défaite sur lui, sans chercher d’excuses : « Cette défaite est la mienne, et je l’ai dit aux joueurs. Elle est entièrement de ma responsabilité, et je veux qu’ils se concentrent dès maintenant sur le match de mardi. C’est moi qui prends les décisions, qui effectue les changements et qui leur dis comment jouer. J’ai besoin qu’ils donnent tout en Ligue des Champions, dans une compétition aussi importante. En quittant le vestiaire, ils ne doivent penser qu’au Bayern. » Le message est clair : le Real Madrid doit déjà basculer vers l’Europe, où l’erreur ne pardonnera pas davantage.