Robin van Persie assume son choix d’avoir lancé son fils Shaqueel lors de la défaite contre le Celtic (1-3) cette semaine. Le coach du Feyenoord réfute tout passe-droit et explique un pari purement tactique.
Battu 3-1 par le Celtic à Rotterdam, le Feyenoord a vécu une soirée électrique, conclue par les premières minutes en pro de Shaqueel van Persie à la 81e. Un coaching qui a aussitôt fait jase. Face aux soupçons de favoritisme, Robin van Persie s’est justifié, martelant qu’il s’agissait d’une décision de terrain, alors que son équipe cherchait l’égalisation.
Une décision assumée et expliquée
« J’ai fait ce choix en tant que coach, pas en tant que père. Nous avions besoin d’un but. Shaqueel est un joueur capable de marquer sous tous les angles. C’est pour cela que je l’ai fait entrer », explique Robin Van Persie.
Le coach du Feyenoord Rotterdam poursuit : « D’un point de vue paternel, voir son fils faire ses débuts est toujours spécial. Un moment magnifique et empreint de fierté, assurément. Mais je n’étais pas concentré sur ce plaisir-là. Je faisais simplement mon travail, comme Shaqueel faisait le sien. »
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Au-delà de l’émotion, le choix est fort : Van Persie a préféré son fils à la recrue Casper Tengstedt dans le money time, un signal assumé vers la verticalité et l’instinct de buteur. Pari perdant cette fois – le Celtic a planté un troisième but juste après – mais le message envoyé au vestiaire est clair : la hiérarchie se gagne sur la pelouse, pas à l’état civil. Shaqueel, 19 ans, n’était apparu dans le groupe pro que le week-end précédent, avant donc d’être lancé quatre jours plus tard en Europe.