À quelques jours d’un rendez-vous capital pour l’Équipe de France, le cas Lucas Chevalier s’est brusquement épaissi. Blessé, sans temps de jeu et désormais fragilisé dans la hiérarchie, le gardien du PSG voit sa place potentielle pour la Coupe du monde être sérieusement discutée.
Lucas Chevalier n’avance plus avec le même élan. Resté sur le banc face à Nantes puis Angers, le portier parisien s’est en plus blessé à l’entraînement, victime d’une lésion à la cuisse droite qui devrait le tenir éloigné des terrains pendant plusieurs semaines. Pour Didier Deschamps, le timing est terrible : le gardien de 24 ans n’a plus joué depuis le 23 janvier et arriverait sans rythme au moment de bâtir sa liste pour la Coupe du monde. Dans ce contexte, la réflexion devient brûlante, et le constat dressé dans les colonnes du journal L’Equipe a de quoi faire réagir.
Anthony Clément met en lumière un vrai casse-tête
Anthony Clément, journaliste, résume la situation dans les colonnes du journal L’Equipe : « Lucas Chevalier ? Si Deschamps le retenait pour la Coupe du monde, il prendrait le risque de devoir compter sur un élément qui n’a pas disputé le moindre match depuis quatre mois, et qui a suscité quelques interrogations lors de ses dernières séances. »
Le tableau ne s’éclaircit pas vraiment derrière lui. Anthony Clément poursuit : « Quelles sont les alternatives ? Comme Chevalier, Alphonse Areola connaît la maison mais le champion du monde 2018 est aussi remplaçant à West Ham, et il n’a joué que trois matches de Cup depuis février. » Puis il ajoute : « Nouvelles têtes les plus proches d’un baptême international, le Lensois Robin Risser et Jean Butez, à Côme, ont montré des signes de faiblesse ces dernières semaines. Dans ce contexte morose, les hypothèses les plus improbables peuvent prendre de l’épaisseur et Hugo Lloris ne ferme pas la porte à un retour en tant que troisième gardien. » Le message est clair : chez les Bleus, le poste de numéro 3 n’a jamais semblé aussi flou.