Le débat enflamme le peloton : plusieurs médias confirment que les Émirats pourraient édifier des côtes artificielles en vue des Championnats du monde 2028. Une évolution qui ferait basculer le tracé d’Abou Dhabi du côté des puncheurs… et de Tadej Pogačar.
Les premières rumeurs, lancées par le sprinteur belge Tim Merlier, n’étaient donc pas fantaisistes. Des travaux seraient en cours autour d’Abou Dhabi pour créer de véritables reliefs sur un terrain naturellement plat, en plein désert ou presque. Ces bosses seraient « taillées sur mesure » pour Pogačar, star du team UAE. De son côté, Cyclingnews évoque également une ascension en plein désert sur le site d’Al Wathba.
Un tracé « reconfiguré » qui rebattrait les cartes du maillot arc-en-ciel
Si l’information se confirme dans les plans de course, l’édition 2028 des mondiaux ne ressemblera pas à Doha 2016, paradis des purs sprinteurs. Le scénario se rapprocherait davantage d’un mondial « punchy », où les accélérations sèches et la tenue en bosse font la différence.
Les documents consultés par Marca font état d’une montée d’Al Wathba appelée à culminer autour de 3,5 à 4 km avec des passages à plus de 10 % dans le final, de quoi éroder les trains de sprint au fil des tours. Pour Merlier, « chaque génération de sprinteurs devrait avoir sa chance »… mais Abou Dhabi 2028 pourrait bien lui filer entre les doigts.
Dans ce contexte, difficile de ne pas penser à Pogačar. Le double vainqueur du Tour, sous contrat avec UAE jusqu’en 2030, a souvent brillé sur ces profils explosifs et connaît comme sa poche les routes locales du UAE Tour. Reste que l’UCI n’a pas officiellement dévoilé les parcours, et que le débat interroge l’équilibre des Mondiaux : alterner les profils pour offrir une vraie fenêtre aux sprinteurs fait aussi partie de l’ADN de l’événement. Entre spectacle garanti et équité sportive, la ligne de crête est fine… et la controverse ne fait que commencer.