Daniel Mangeas n’y va pas par quatre chemins : pour lui, Paul Seixas ne visera pas le Tour de France dès 2026. Le légendaire speaker imagine plutôt le prodige de 19 ans s’aguerrir sur la Vuelta avant d’affronter la Grande Boucle.
Le débat agite déjà le peloton : faut-il lancer Paul Seixas, phénomène précoce et vainqueur du Tour de l’Avenir, sur le Tour de France dès l’été 2026 ? Le principal intéressé temporise, partagé entre rêve et réalité, et a laissé entendre qu’il trancherait plus tard dans la saison, à l’issue d’un printemps clé et d’un premier bloc World Tour très chargé. De quoi nourrir toutes les hypothèses. Dans ce contexte, la voix de Daniel Mangeas demeure intéressante : son regard d’observateur privilégié et sa connaissance des trajectoires de champions esquissent une feuille de route plus progressive pour le jeune Français.
Mangeas tranche : cap sur la Vuelta pour Seixas
Daniel Mangeas au sujet de Paul Seixas : « Pour moi, non, Seixas ne participera pas au Tour de France 2026. Je pense qu’il ira plutôt sur la Vuelta. Je l’ai rencontré très jeune, à la PolyNormande Cadets, où il portait le maillot de champion de France. Il était très sympathique, vraiment adorable. Quand on voit le parcours qu’il a réalisé ensuite, avec les championnats du monde, les championnats d’Europe, il a marqué les esprits… »
Mangeas poursuit : « À seulement 19 ans, ce qu’il a accompli est phénoménal. Il sait qu’il est attendu, mais il a su gérer. Il a gagné le Tour de l’Avenir, il voulait cette victoire. Même après une journée difficile, il est allé la rechercher. Il a un tempérament exceptionnel et il semble très bien maîtriser sa carrière, ce qui est fondamental dans un cyclisme de plus en plus stressant. »
Ces mots font écho au discours du coureur, décidé à ne pas brûler les étapes : la marche Tour de France est gigantesque, et la Vuelta offre souvent un terrain d’apprentissage idéal pour les leaders en devenir. Profil d’étapes, chaleur, troisième semaine usante : un laboratoire parfait pour tester le capitanat sans porter d’emblée le poids du pays.
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Si la décision n’interviendra qu’après les classiques printanières, l’option espagnole ressemble à un compromis intelligent : apprendre vite, viser juste, et revenir sur le Tour avec des certitudes solides plutôt qu’avec des doutes. À 19 ans, le temps joue pour Seixas – et la patience peut valoir un podium demain.