Le Real Madrid et Xabi Alonso ont mis fin à leur collaboration le lundi 12 janvier 2026. L’entraîneur basque quitte le club madrilène après seulement sept mois à la tête de l’équipe première. La défaite en finale de Supercoupe d’Espagne contre le FC Barcelone (3-2) a précipité cette séparation, annoncée d’un commun accord entre les deux parties. Alvaro Arbeloa, ancien entraîneur de la Castilla, reprend immédiatement les rênes de l’équipe.
Xabi Alonso rejoint le Real Madrid le 1er juin 2025, après une saison remarquable au Bayer Leverkusen où il remporte le championnat d’Allemagne 2023-2024. Le club madrilène lui confie la succession de Carlo Ancelotti avec l’ambition de retrouver la domination tactique qui caractérisait son équipe allemande. L’ancien milieu de terrain des Merengue (236 matches entre 2009 et 2014) débute son mandat lors de la Coupe du monde des clubs aux États-Unis, où le Real se fait éliminer sèchement en demi-finale par le Paris Saint-Germain (0-4).
Un passage éphémère à la Casa Blanca
Le bilan statistique du technicien de 44 ans s’établit à 20 victoires, 3 matches nuls et 5 défaites en 28 rencontres toutes compétitions confondues. Le Real Madrid occupe la deuxième place de Liga avec quatre points de retard sur le FC Barcelone et se positionne au 7e rang de la phase de ligue de Ligue des champions. L’équipe reste engagée en Coupe du roi, mais les résultats masquent des difficultés plus profondes dans le jeu produit.
La défaite contre Manchester City (1-2) en Ligue des champions le 10 décembre avait déjà fragilisé la position d’Alonso. La direction madrilène le maintient alors en poste, misant sur une amélioration rapide. Les cinq victoires consécutives qui suivent, dont le succès en demi-finale de Supercoupe contre l’Atlético Madrid (2-1) le 8 janvier, permettent au Basque de gagner du temps. La finale perdue contre Barcelone referme brutalement cette fenêtre d’opportunité.
Les raisons d’un échec annoncé
Xabi Alonso ne parvient jamais à reproduire le football séduisant et efficace qui avait fait la réputation de son Bayer Leverkusen. Le Real Madrid affiche un jeu brouillon, loin des automatismes collectifs observés en Allemagne. Les performances individuelles de Kylian Mbappé, auteur d’une excellente première partie de saison, ne suffisent pas à masquer les carences tactiques de l’équipe. La formation madrilène subit plusieurs contre-performances durant l’automne 2025, révélant l’absence de progression dans l’organisation collective.
Le vestiaire merengue, réputé pour sa forte personnalité et ses ego affirmés, représente un défi que l’entraîneur basque ne relève pas. Plusieurs cadres de l’effectif remettent en question son autorité, créant des tensions internes qui fragilisent sa position. Le Santiago Bernabeu se montre historiquement hostile aux techniciens purs, comme l’ont démontré les passages infructueux de Julen Lopetegui et Rafael Benitez. Xabi Alonso rejoint cette liste d’entraîneurs au profil tactique prononcé qui échouent à imposer leur méthode dans la capitale espagnole.
La finale de Supercoupe contre Barcelone expose les faiblesses structurelles du Real Madrid. Les Catalans dominent largement leur rival historique pendant 90 minutes, profitant des déséquilibres défensifs et du manque de cohésion offensive des Blancos. Cette défaite (3-2) cristallise les reproches adressés à Alonso depuis des semaines : incapacité à stabiliser la défense, absence d’identité de jeu claire, difficultés à gérer les grands rendez-vous. Florentino Pérez, président du club, tire les conclusions de cet échec le lendemain même de la rencontre.
| Statistiques Xabi Alonso au Real Madrid | Données |
|---|---|
| Durée du mandat | 7 mois (juin 2025 – janvier 2026) |
| Matches dirigés | 28 |
| Victoires | 20 |
| Matches nuls | 3 |
| Défaites | 5 |
| Classement Liga | 2e (à 1 point du Barça) |
| Classement Ligue des champions | 7e de la phase de ligue |
Alvaro Arbeloa : la solution interne privilégiée
Le Real Madrid nomme Alvaro Arbeloa quelques minutes après l’annonce du départ de Xabi Alonso. L’ancien latéral droit de 42 ans occupait le poste d’entraîneur de la Castilla, l’équipe réserve du club, depuis le 1er juillet 2025. Cette promotion marque sa première expérience à la tête d’une équipe première professionnelle. Arbeloa a passé l’intégralité de sa carrière d’entraîneur au sein des catégories de jeunes du Real Madrid, gravissant progressivement les échelons de la formation madrilène.
L’ex-international espagnol (56 sélections) a porté le maillot merengue entre 2009 et 2016, totalisant 238 matches. Il a partagé le vestiaire avec Xabi Alonso pendant plusieurs saisons à Liverpool puis au Real Madrid, ce qui facilite sa compréhension des codes internes du club. La Casa Blanca privilégie régulièrement cette stratégie de promotion interne, comme l’illustre le parcours de Zinédine Zidane, passé de la Castilla à l’équipe première avant de remporter trois Ligues des champions consécutives.
Arbeloa hérite d’un effectif au potentiel élevé mais déstabilisé par les changements tactiques répétés et les tensions apparues sous l’ère Alonso. Le vestiaire madrilène, composé de personnalités fortes et habituées aux titres, attend un entraîneur capable d’imposer son autorité tout en respectant les équilibres internes. Le Real Madrid précise dans son communiqué que Xabi Alonso conserve « l’affection et l’admiration de tous les supporters madrilènes » et que le club « restera toujours sa maison« .
Les conséquences pour le Real Madrid
Le Real Madrid se trouve dans une situation délicate mais pas catastrophique sur le plan sportif. Le retard de quatre points sur le FC Barcelone en championnat reste rattrapable avec 19 journées restantes à disputer. La 7e place en phase de ligue de Ligue des champions permet aux Merengue d’envisager sereinement la qualification pour les phases finales, même si cette position reste inhabituelle pour un club aux 15 titres européens. La Coupe du roi offre une troisième voie pour sauver la saison et décrocher un trophée.
Cette instabilité sportive a un impact direct sur le marché des paris sportifs, où le Real Madrid reste l’un des clubs les plus suivis en Europe. Le changement d’entraîneur en pleine saison, combiné à un calendrier chargé et à des incertitudes tactiques, influence fortement les cotes proposées par les bookmakers sur CritiqueJeu, notamment sur la Liga et la Ligue des champions. Ce type de contexte nécessite une analyse plus fine des dynamiques internes du club, des choix du nouvel entraîneur et de la réaction du vestiaire.
Arbeloa doit rapidement installer son système de jeu et restaurer la confiance d’un groupe fragilisé. Le calendrier ne lui laisse aucun répit : le Real Madrid affronte des échéances déterminantes dans les trois compétitions d’ici la fin janvier. La gestion des égos au sein du vestiaire représente un enjeu majeur pour le nouvel entraîneur. Les tensions apparues sous Xabi Alonso nécessitent un recadrage rapide pour éviter que les dissensions internes n’affectent les résultats sur le terrain.
Le mercato hivernal, ouvert jusqu’au 31 janvier, offre une possibilité de renforcer l’effectif. La direction madrilène pourrait profiter de ce changement d’entraîneur pour ajuster le recrutement aux besoins identifiés par Arbeloa. Les défis qui attendent le technicien de 42 ans s’annoncent nombreux : redresser la barre tactique, relancer la dynamique collective, gérer la pression médiatique et reconquérir un vestiaire habitué aux victoires. Le Santiago Bernabeu attend des résultats immédiats, conformément aux exigences historiques du club le plus titré d’Europe.
| Situation actuelle du Real Madrid | Position |
|---|---|
| Classement Liga | 2e (à 1 point du Barça) |
| Phase de ligue LDC | 7e place |
| Coupe du roi | Éliminés |
| Prochain objectif | Rattraper le retard en championnat |
| Mercato hivernal | Ouvert jusqu’au 31 janvier 2026 |