Couronné avec le Sénégal à la CAN 2025 mais relégué sur le banc au PSG, Ibrahim Mbaye traverse un tournant brutal. À seulement 18 ans, le titi parisien doit déjà apprivoiser le plus grand défi de sa jeune carrière.
Au PSG, Mbaye revient brutalement sur terre. Sacré champion d’Afrique au Maroc, l’ailier de 18 ans n’a plus disputé la moindre minute depuis trois matchs. De retour de la CAN, il a été titularisé à Auxerre puis à Strasbourg, avant d’être remplacé dès la mi-temps en Alsace. Ces deux prestations ont déçu en interne et laissé un goût amer au joueur lui-même. En quelques semaines, le Titi d’Or passe du toit de l’Afrique à un rôle de figurant, confronté au plus grand défi de sa jeune carrière.
« Retomber dans l’anonymat, il faut le gérer »
Pour mesurer cet ascenseur émotionnel, Landry Chauvin pose des mots forts : « Vous imaginez l’ascenseur émotionnel ? Pour très bien connaître quelques membres de la sélection sénégalaise, lorsqu’il a été pris au mois de novembre, c’était dans l’optique de lui donner goût à la sélection. Davantage en vue de la Coupe du monde que de la CAN. » Puis il détaille le contexte parisien, impitoyable pour un gamin revenu d’un mois de rêve : « C’est arrivé tellement vite. Le problème, c’est qu’à Paris, il n’y a que des stars. Retomber dans l’anonymat après avoir été sur le toit du continent africain, il faut le gérer. »
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Au sein du staff parisien, on évoque une difficulté à se réadapter au quotidien exigeant du club après un mois en sélection. « C’est arrivé tellement vite. » La formule de Chauvin colle aussi à l’analyse interne. L’enjeu est clair : prouver qu’il peut digérer ce retour à l’ombre. Parce que, comme le répète Chauvin, « Retomber dans l’anonymat après avoir été sur le toit du continent africain, il faut le gérer. » À lui de transformer ce coup d’arrêt en déclic pour que ce trophée ne reste pas l’apogée prématurée d’une carrière naissante au PSG.