Manolo Gonzalez, 46 ans, a longtemps conduit des bus avant de grimper, marche après marche, jusqu’au banc de l’Espanyol. Son équipe pointe aujourd’hui à la 5e place de Liga et rêve d’Europe.
Chauffeur de bus jusqu’en 2017, formateur obstiné dans les divisions modestes de Catalogne, Manolo Gonzalez a construit sa carrière loin des projecteurs. Nommé à la tête de l’Espanyol Barcelone en mars 2024 après un passage réussi avec la réserve, il a accompagné la remontée du club en Primera avant d’installer, cette saison, une dynamique qui surprend toute l’Espagne. Le récit est saisissant : d’un quotidien anonyme au volant à la lutte pour l’Europe dans un RCDE Stadium regonflé à bloc – un virage que peu auraient anticipé.
De l’ombre à la lumière : la méthode « Perica »
Son secret ? Un plan limpide et assumé : bloc compact, transitions rapides, exigence sans compromis à l’entraînement. Loin des effets de mode, Gonzalez privilégie l’équilibre, la cohérence des rôles et la progression collective semaine après semaine. Promu depuis peu mais déjà installé comme patron du vestiaire, il a fait éclore plusieurs cadres locaux tout en relançant des profils sous-cotés.
Résultat : une régularité redoutable face aux équipes de leur championnat et une capacité à faire dérailler les gros sur des matchs clés – autant de marqueurs d’un projet solide, soutenu par une ferveur populaire grandissante. Dans un championnat où l’écart budgétaire semble souvent une fatalité, l’Espanyol démonte les hiérarchies par le détail : préparation minutieuse des adversaires, coups de pied arrêtés ciselés, gestion fine des temps faibles.
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Le parcours personnel du coach irrigue le vestiaire : humilité chevillée au corps, autorité calme et cette conviction que le travail finit par payer. Cinquièmes de Liga à l’heure qu’il est, les Pericos regardent désormais vers l’Europe avec appétit, sans renier leur identité. La suite ? Valider ce rythme après l’hiver, conserver la fraîcheur mentale et éviter la tentation de brûler les étapes. L’Espanyol tient son cap – et le football espagnol, son plus beau conte du moment.