Le FC Barcelone tient un phénomène : Destiny Kosiso, 11 ans. Le jeune joueur vient de parapher un contrat de sponsoring avec Nike. Une précocité qui fascine… et interroge sur l’entourage et le cadre réglementaire.
À seulement 11 ans, Destiny Kosiso Ejiofor, attaquant des équipes de jeunes du FC Barcelone, a conclu un accord de sponsoring avec Nike. L’information, révélée en Espagne, confirme l’intérêt croissant des équipementiers pour les prodiges de la Masia. L’avant-centre catalan est déjà suivi de près par des acteurs majeurs du marché et s’impose comme l’un des tout meilleurs de sa génération à Barcelone.
145 buts en 52 matchs
Côté terrain, Kosiso n’a rien d’un simple phénomène médiatique. La saison dernière, il a empilé des chiffres renversants à sept contre sept : 145 buts en 52 matchs, avec des tournois survolés et des catégories jouées parfois en avance. De quoi alimenter les parallèles – forcément précipités – avec Lamine Yamal ou Ansu Fati, tout en rappelant que la marche entre l’âge U12 et l’élite est abyssale.
Reste que pour le Barça, verrouiller l’image d’un tel talent auprès d’un géant comme Nike n’est pas anodin : c’est un signal envoyé au marché, mais aussi une responsabilité supplémentaire pour protéger un enfant qui grandit désormais sous les projecteurs. Et qui est déjà courtisé par des faux agents.
Le rôle trouble du « super-agent »
Dans ce dossier, le nom de Pini Zahavi a été évoqué : le « super-agent » affirme que son entité conseille la famille sans contrat de représentation, interdit avant 16 ans par le règlement des agents de la FIFA. « Aider la famille » sur un accord commercial est permis, plaide-t-il, loin de tout engagement formel.
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Une nuance de taille qui replace le débat sur la ligne de crête entre protection des mineurs et compétition féroce autour des talents précoces. D’après The Times, Zahavi insiste : pas de commission, pas de mandat, mais un accompagnement pour préparer l’avenir – une pratique devenue monnaie courante autour des académies européennes.